la classe multi 50 en réflexion

deux multi 50 en mer

Après une Transat Jacques Vabre particulièrement réussie, à l’image de skippers professionnels sur des multicoques aboutis, la classe Multi 50 a choisi d’entrer dans une nouvelle ère.

En assemblée générale du 23 janvier 2016, les membres de la classe Multi 50 ont décidé de se doter d’une nouvelle stratégie tant en termes techniques que d’image.

la classe Multi50 se remet en cause

Le manque d’homogénéité de la classe Multi 50 est souvent apparu comme un frein au développement de la classe Multi50 qui représente néanmoins un vrai potentiel pour certains skippers comme Lalou Roucayrol :

« J’y trouve mon compte à 200%. La jauge rend les bateaux très homogènes et les budgets restent abordables. Avec des Imoca et des Ultim inaccessibles pour beaucoup, c’est une classe intermédiaire idéale pour des Ministes qui ne veulent pas passer par la case Figaro ou Class 40 ou pour des skippers de Class 40 qui souhaitent passer à autre chose. Et c’est beaucoup plus fun ! »

Aujourd’hui, si cette transformation doit passer dans un premier temps par le renoncement à faire « du nombre » sur les départs de course, skippers et partenaires ont confiance dans leur potentiel à valoriser les plans d’eau. Un nombre important de skippers, animateurs d’autres classes, d’équipiers rôdés au multicoque souhaitent aujourd’hui passer en Multi50 et tout sera donc fait pour les y encourager. L’objectif affiché est de présenter 6 à 8 multicoques compétitifs sur la Route du Rhum 2018. Une année de transition, en 2016, permettra aux Multi50 Spirit les plus dynamiques de participer au calendrier, notamment sur The Transat et Québec Saint-Malo. La classe travaille actuellement sur la création d’un produit Multi50 capable de séduire les organisateurs, les partenaires et le public.

Le renouveau de la classe passe également par davantage de rigueur et un engagement plus fort sur les épreuves du calendrier mais aussi par des avancées techniques majeures.

« Nous devons nous professionnaliser vis-à-vis de nos partenaires comme des organisateurs. Nous n’avons plus le choix. Pour attirer de nouveaux marins, il faut vivre avec son temps », note Erwan Le Roux (FenêtréA) qui est désormais le nouveau président de la classe.

L’arrivée des foils

Ainsi, l’adjonction de foils fait actuellement l’objet d’une étude dont les conclusions seront connues début mars. Mais l’on sait déjà qu’il s’agira de foils de sustentation, monotypes, pour des raisons de coûts. Si l’étude aboutit, la jauge sera modifiée dès le milieu de cette année, alors qu’elle était habituellement figée pour quatre ans. Elle redéfinira un poids de plateforme minimum ainsi que les volumes des flotteurs. S’il n’est pas encore question de faire voler les bateaux, l’intérêt des foils pour les Multi50 est double : un gain en vitesse à partir de 13 nœuds et davantage de sécurité, les foils jouant le rôle d’amortisseurs. Le coût d’adjonction des foils est estimé entre 150 et 200.000 € par bateau.logo multi 50

L’année 2016 est donc une année charnière pour la classe Multi50.  Elle doit faire preuve d’ambition et ne rien perdre de ses valeurs. C’est le cap que s’est donné la classe. Progresser et performer, attirer et fédérer.

Calendrier Multi50 2016

The Transat – Plymouth-NYC (2 mai)

Québec Saint-Malo (10 juillet)

Dreahm Cup (14 août)

Trophée Prince de Bretagne (26-28 août)

Grand Prix Méditerranée (lieu à confirmer) en septembre

Middle Sea Race (15 octobre)



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