Alexis, l’homme libre

En mer, on peut croiser des personnages atypiques. On peut aussi croiser des personnages très, très, très, atypiques. Alexis fait partie des seconds. Interview.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Alexis, je viens de Corse, à Bastia et j’ai cinquante et un ans. Ma grand-mère était sage-femme et je ne suis pas né à l’hopital. C’est elle qui m’a accouché et je suis né à la maison, dans la chambre de l’appartement, à l’ancienne, roulé sous les aisselles !Ceci expliquant peut-être qui je suis … J’ai commencé à bosser à dix-sept ans, juste après m’être fait virer de l’école… J’ai donc accumulé les petits boulots : aide-glacier, apprenti sérigraphiste, apprenti peintre-en-lettres, graphiste dans une boite de pub, serveur dans un restaurant… tatoueur pour finir.

Je suis parti à Paris car mon rêve c’était la bande-dessinée, et bien sûr il fallait « monter à Paris pour réussir » car à cette époque-là internet n’éxistait pas !

De mes vingt-cinq ans jusqu’à mes trente ans, j’ai réussi tant bien que mal à bosser dans des milieux divers et variés tels que le milieu du jeu de rôle avec des magazines tels que « Casus Belli » ou « Lotus Noir »… J’ai même illustré l’intégralité d’un jeu de rôle tiré du roman de Phillip Jose Farmer « La saga des hommes-dieux ». J’ai aussi fait des couvertures de romans pour l’éditeur belge « Lefrancq Editions ».

J’ai un peu honte de le dire -mais en fait pas du tout- mais le truc qui m’a permis de gagner ma vie presque décemment durant toute cette période, c’est la BD érotique (voire pornographique pour être tout-à fait honnête) dans les magazines « BDX » et « BD adulte ».

Qu’est ce qui t’a fait changer de vie,

Ce qui m’a fait changer de vie, c’est qu’au bout de cinq ans de vie parisienne à essayer de « percer », comme on dit vulgairement, j’étais devenu une loque humaine ! Je me réveillais et m’endormais au rythme des bouteilles de rhum que je m’envoyais, perdu là au fond de ma chambre de bonne.
J’avais bien sûr démarché tous les éditeurs à maintes reprises (Dargaud, Delcourt, Dupuis, Casterman, vents d’Ouest, etc…), mais à chaque fois on me disait : « la science-fiction ça ne marche pas en bande-dessinée, il faut faire autre chose, à moins évidemment que vous ne vous appeliez Druillet, Moebius ou Mezière! ». Il s’est avéré que la science fiction a très bien marché quelques années plus tard, mais bon… Game over !

Pourquoi choisir la voile ?

Pourquoi le voilier ? Difficile à dire… Cependant il y a deux facteurs importants qui entrent en jeu :

Lorsque j’avais 25 ans, ma sœur et son copain de l’époque m’ont proposé une ballade jusqu’à Gilio en passant par l’île d’Elbe sur le voilier de ce dernier, un karaté. Je n’avais encore jamais foutu les pieds sur un habitable. Je ne sais pas pourquoi mais cette petite escapade a déclenché quelque-chose au fond de moi. Peut-être ce sentiment de liberté qu’inconsciemment je recherchais. Je ne sais pas…

voilier karaté Corto
photo: Alexis

Le deuxième facteur important, c’est lors de la période parisienne dont je viens de parler : Je faisais aussi du body painting (de la peinture sur corps), et nous avions décroché avec « Planet Color », la boite avec laquelle je bossais, un contrat pour le carnaval de Fort de France. C’est là-bas que j’ai connu un marin breton de Saint Malo, Dominique Thomas, qui était cuisto pour des grosses unités et avec lequel je suis devenu ami. Je pense que c’est vraiment là que le rêve de la mer a pris corps en moi de manière plus précise.

Lorsqu’une fois de retour je suis arrivé au bout de ma vie parisienne, que je n’en pouvais plus, je n’avais plus qu’une idée en tête : retourner en Martinique pour faire du bateau !

…Et pour répondre vraiment à la question essentielle « pourquoi le voilier » ? Je n’en ai absolument aucune idée !

Je n’aime pas le vent, ça me donne mal à la tête. Je nage très mal. Je ne suis pas sportif et je viens d’un milieu qui n’a absolument rien à voir avec la mer… En un mot comme en cent, je ne suis pas un marin ! Et pourtant, depuis que je suis sur mon bateau, j’ai l’impression d’être à ma place dans ce monde : j’aime le vent quand il gonfle mes voiles, il ne me donne plus mal à la tête. J’aime le soleil lorsqu’il se lève et qu’il vient me réchauffer après une longue nuit passée à la barre. J’apprends à aimer nager… Bref, je réapprends à vivre d’une manière différente !

Quel est le nom de ton navire, et pourquoi l’avoir choisi ?

Je dois avouer que le nom du bateau m’a beaucoup perturbé lorsque j’en ai fait l’acquisition : Weak !
En fait, le voilier s’appelait déjà ainsi lorsque je l’ai eu. Simplement, j’ai promis au précédent propriétaire que je ne changerai pas le nom. 

J’ai vérifié dans le dictionnaire la signification du mot et y’a rien à faire : « Weak », ça veut dire « Faible » en anglais ! J’ai quand même rappelé le propriétaire pour lui demander s’il n’y avait pas une autre signification. Il m’a dit : « Je crois que ça veut dire « Cool, Tranquille »… Quelque-chose comme ça ! » OK !

Comme ça continuait à me perturber, j’ai demandé à un ami anglais si « Weak » voulait dire autre chose que « faible » en anglais, genre un truc d’argot qui aurait une autre signification. Il m’a dit : « non non, « Weak » ça veut dire « faible » et rien d’autre ! ». J’ai continué mon enquête et j’ai demandé à un ami irlandais. Il m’a dit : « Faible » !

Pour conclure, j’ai demandé à une amie New-Yorkaise en me disant qu’elle aurait sans doute une autre réponse. Elle m’a dit : « Weak ça veut dire Faible et rien d’autre, de ce que j’en sais » !

J’ai donc fini par faire fonctionner mon petit cerveau en me demandant s’il n’y avait pas une faute d’orthographe à la base, et j’ai trouvé le mot « Wake », qui signifie « sillage ».

Je pense donc que le premier propriétaire a tout simplement fait une faute d’orthographe lorsqu’il a fait les papiers : Il avait malencontreusement inversé une lettre, et « WAKE le sillage » est devenu « WEAK le faible ».

Je m’en suis accomodé, d’une part par respect pour la personne à laquelle j’avais promis de ne pas changer le nom, et d’autre part car il faut se souvenir que face aux éléments nous devons tous rester humbles, car nous sommes effectivement très faibles face à leur puissance !

Par ailleurs, et j’en parlais il y a quelques temps déjà à Olivier Giraud, un autre marin breton de mes grands amis, qui m’avait dit : « Mais c’est génial ! Y’en a plein qui appellent leurs bateaux Leviatan, Kraken, Poseidon, Master of the seas… Et toi tu as un bateau qui s’apelle Weak ! C’est génial !!! » Il avait peut-être pas tort, finalement !

Pour conclure sur le nom, je sais que mon bateau m’aime et qu’il essaie de me protéger dans toute la mesure de son possible ! Pour un bateau faible, il m’a déjà emmené jusqu’ici ! Je pense effectivemment qu’il est « cool », « tranquille », et qu’il gère son affaire ! Je ne changerai pas le nom.

Pourquoi avoir choisi ce bateau, et comment s’est conclue l’affaire ?

Dufour 32 Weak 3
photo: Alexis

Ce n’est pas une question de choix. J’avais un appartement et j’en avais marre. J’ai eu vent de l ‘opportunité d’un bateau et j’ai sauté dessus ! Il s’avère que c’était un Dufour 31, modèle que je ne connaissais pas du tout !

Je n’ai pas beaucoup de chance dans la vie. Non pas que j’aie de la malchance, mais je suis en quelques sortes transparent… A part quand il s’agit de bateaux ! Dès que je veux un bateau, je l’ai, et j’en suis à mon deuxième, alors que je n’aurais pas les moyens de m’acheter un vélo ! Pour ce qui concerne mon Weak, j’avais sympathisé il y a bien des années avec mes voisins de ponton qui en étaient les propriétaires à l’époque, alors que moi-même j’étais sur mon premier bateau.

Plusieurs années plus tard, alors que j’avais repris une vie terrestre et que je commençais sérieusement à m’ennuyer, j’appris qu’ils avaient eu deux enfants, s’étaient séparés, et que le bateau était plus ou moins à l’abandon sur corps-mort dans le sud de la Corse. J’ai donc contacté le propriétaire du Weak en lui expliquant que je n’avais pas beaucoup de sous mais que son bateau m’intéressait  pour partir naviguer au long cours… Il m’expliqua que le voilier ne lui appartenait pas officiellement, mais qu’il était à son père…

Au final, je suis tombé sur deux personnes pleines d’humanité, père et fils, et j’ai fini par acquerrir le Weak III ! Je ne peux même pas dire que je l’ai acheté à proprement parler car c’est plus un cadeau qu’autre chose ! Je les en remercie encore aujourd’hui !

Quels sont les points forts de ce bateau

Je suis loin d’être un spécialiste mais je vais essayer : Le Dufour 31 est un excellent voilier ! Le mien date de 78. A cette époque, les coques étaient faites à la main, résinées avec amour : ce sont des coques qui font dans les 27 millimètres d’épaisseur alors que les bateaux d’aujourd’hui font peut-être 7 millimètres d’épaisseur roulés dans des centrifugeuses controlées par ordinateur !

C’est peut-être du plastique, mais c’est vraiment du solide : faut frapper super fort sur du cailloux pour lui faire vraiment mal ! Ce bateau est très bien agencé : il y a des coffres partout, des espaces de rangement en veux-tu en voilà ! C’est un bateau qui est à force humaine, c’est-à dire qu’on peut hisser sa grand-voile sans finir au winch, et d’autres choses dans le genre… Avec mon Karaté (CNSO), c’était moins évident !

Pour les personnes de grande taille, c’est un bateau qui, pour une si petite longueur (9,40m), a une grande hauteur sous le barrault. Les personnes qui font 1m90 y tiennent debout sans avoir à courber l’échine ! C’est un bateau très ventru donc on s’y sent à l’aise à l’intérieur car il y a de l’espace ! Idéal pour un solitaire ou un couple.

Les points faibles ?

Il perd un peu de puissance au pré serré. Au début je prenais ça comme un point faible mais en fait ça m’arrange : un petit ralenti avant le frein… Donc je ne suis plus certain que ça soit un point faible !
Le seul truc qui me dérange vraiment pour la navigation (même si pour l’instant ça ne m’a pas posé de problème) : J’avais l’habitude du rail d’écoute de grand voile, avec le taquet coinceur… et là, il n’y en n’a pas ! Alors on pourrait dire que c’est un point positif car du coup on n’a pas ce rail d’écoute qui vient couper le cockpit en deux ou qui est juste devant l’entrée : c’est plus confortable et on peut boire l’apéro tranquille à plusieurs ! En contrepartie, on se retrouve avec deux garcettes merdeuses d’un côté et de l’autre du point d’écoute de la grand voile (je sais pas si c’est très clair ce que je raconte). Il y a bien une sorte de rail d’écoute qui ne prend aucune place mais franchement c’est un peu batard ! Il y a des fois, en navigation, ou il faut choquer la GV d’un coup sans avoir à se poser de question et là… ben… ça le fait pas pareil !

Quelle préparation as tu effectué avant de partir ?

Franchement, j’ai tellement galéré et travaillé sur mon premier bateau que lorsque je me suis rendu compte que celui-ci, contre toute attente, était à peu près opérationnel, je me suis un peu laissé vivre ! Evidemment, j’ai fait plein de choses dessus, mais pas autant que je ne l’aurais pu, et surtout pas autant que je ne l’aurais du !

Quelques conseils pour la vie à bord ?

J’ai dù être un troglodythe dans un vie antérieure : au port ou au mouillage, je ne sors jamais du carré, je reste toujours à l’intérieur. Il peut faire un soleil radieux, je ne sors pas dans le cockpit profiter de cette magnifique journée… Je ne sais pas pourquoi, c’est comme ça !

Quelle est ta route ?

Je suis donc parti de Corse il y a presque un an et demi. Je voulais avant tout sortir de la Méditerranée ! Corse, Minorque, Majorque, Ibiza, côte espagnole…

J’ai eu la bonne idée de me casser la hanche en décembre 2018 à Tarifa, je tiens à préciser que ça n’était pas sur le bateau. Je me suis retrouvé au final au Maroc, à Tanger, en janvier 2019. J’avais fière allure avec mes béquilles ! Deux autres escales marocaines : Rabat et El Jadida. La destination était simple : traverser l’Atlantique, mais j’ai raté le bus l’année dernière !

Je m’apprète  pour une traversée de l’Atlantique. Je ne sais pas encore si je m’arrêterai au Cap Vert.  

Tes galères, tes meilleurs moments ?

Les galères il y en a trop, mais je suppose que toutes les personnes qui naviguent pourraient dire la même chose ! On s’est tous dit à un moment ou à un autre : « mais qu’est-ce que je fous là ? Le bateau plus jamais, j’achète un chalet au sommet de la montagne ! »
Et parfois il y a des moments de grâce, et c’est pour ça qu’on a toujours envie de continuer et d’aller plus loin !Pour ma part, l’un des meilleurs moments a été lorsque j’étais au large de Cartagène.

Je m’étais mis à la cape pour me reposer, j’avais une baisse de moral, et à un moment j’ai entendu un souffle qui ressemblait à celui que font les dauphins, mais en plus grave… Il faisait nuit et la lune était pleine.

Au bout d’un moment j’ai bien vu deux ou trois silhouettes de cétacés, ce dont je me doutais, mais elles étaient bien sombres…. et bien grosses ! Rien à voir avec les dauphins communs que tous les navigateurs sont accoutumés à voir en navigation.

En fait il s’agissait de globicéphales.

Ça a l’air con de dire ça comme ça, mais c’était assez impressionnant, ils tournaient autour du bateau. J’étais partagé entre une sorte d’émerveillement et une forme d’inquiétude ! Les globicéphales c’est spécial, ils peuvent être de mauvaise humeur, parait-il… Je me demandais si je les dérangeais, peut-être étais-je entré sur leur territoire ? J’ai pensé à allumer le moteur pour dégager mais je me suis dit aussitôt que de toutes manières ils vont plus vite que moi et qu’un moteur, s’ils se sentent déjà agressés, ne fera que les irriter encore plus !

En même temps je me sentais ridicule car a t-on jamais vu un dauphin, fut t-il un globicéphale, couler un voilier ? Je suis donc allé me coucher, car j’avais besoin de me reposer, en me disant que je ne devais pas trop les déranger puisqu’ils avaient l’air assez tranquilles… Une ou deux heures plus tard, je me réveillais en entendant des souffles puissants autour du bateau, des sifflements, des petits cris… Je sors la tête du carré et là je vois au moins un vingtaine de globicéphales se laissant dériver en même temps que moi, puisque j’étais à la cape dans un nuit immobile et parfaite, avec à peine un souffle d’air pour gonfler mon génois. Tout autour du bateau, ils étaient là, la pleine lune venant couronner ce spectacle parfait !

Je suis bien resté une heure à les regarder et à leur parler, mon inquiétude s’estompant au fur et à mesure que mon émerveillement grandissait ! J’avais compris que je ne les dérangeais pas ! J’ai fini par retourner me coucher à regret, non sans leur avoir souhaité une bonne nuit plus d’une fois, mais j’étais vraiment fatigué. Peut-être une heure plus tard, j’entends des sifflements persistants qui me réveillent ! Des sifflements qui semblaient m’appeler dans le genre : « He mec ? Qu’est-ce que tu fous ? On t’attend ! » C’était très étrange ! Je sors la tête et là je vois toute la tribu : il y avait une myriade de globicéphales ! Ils étaient tous autour du bateau et la mer autour de moi était noire de globicéphales ! C’était merveilleux !

Le truc, c’est que j’étais pas en nav’ à proprement parler. On a tous vu les dauphins nager autour du bateau alors qu’on est à cinq ou six nœuds, mais là c’était différent ! J’étais à la cape dans une nuit immobile. Les globicéphales ne nageaient pas, ils ne bougeaient pas, ils ne partaient pas sous l’eau : ils étaient tous immobiles à la surface et ils se laissaient dériver exactement à la même allure que mon bateau. Ils sont tous restés avec moi jusqu’au lever du jour et après ils sont partis. Ca m’a fait de la peine quand j’ai vu qu’ils n’étaient plus là… Je pense franchement qu’ils ont senti que j’étais angoissé et qu’ils ont voulu me protéger. Quel beau souvenir !

Quelles erreurs tu ne reproduirais pas ?

J’ai fait tellement d’erreurs dans ma (petite) vie de navigateur que je ne saurais le dire… Le problème ce n’est pas tant les erreurs que j’ai faites, mais plutôt ce qui les a généré : je suis trop laxiste, trop paresseux, et parfois j’ai du mal à anticiper, ce qui est sans doute le plus gros défaut…

Cependant, je n’ai rien fait d’irrémédiable, c’est le principal : je suis sauf, le bateau aussi… et je n’ai jamais causé de dommages à autrui durant mes pérégrinations nautiques ! Il paraît que c’est en faisant des erreurs que l’on apprend, la fameuse méthode empirique ! Dans ce cas j ‘ai dù beaucoup apprendre ces dernières années…

Comment se passe ta vie de couple, l’éloignement familiale ?

J’ai une grande famille en Corse. J’ai cinq sœurs, six nièces, deux neveux et une filleule avec lesquels je suis très proche. Après pour la vie en couple, bah, je suis un solitaire et franchement je ne pense pas beaucoup à ça… Bon, après, si un sirène se prend dans ma ligne de traine, je ne sais pas si je la laisserai repartir à l’eau !

Quelles destinations pour la suite ?

Les Antilles, bien sûr, et surtout la Martinique, l’endroit où j’ai vraiment commencé à faire de la voile ! La Martinique, l’ile du retour, 22 ans après !

Peux tu nous parler de ton livre ?

J’ai commencé à écrire ce livre il y a presque une quinzaine d’années. Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais besoin de coucher ma petite expérience maritime sur le papier. J’ai eu vent il y a quelques temps de nouveaux moyens d’édition et je me suis dit : pourquoi ne pas tenter d’éditer une première mouture ?

chroniques d'un voyage annoncé

Je savais que je n’avais ni l’énergie, ni les conditions pour finaliser le bouquin dans son intégralité, et j’ai donc décidé d’écrire il y a quelques mois le dernier chapitre du premier épisode de mes fabuleuses aventures, en espérant bien sûr trouver l’inspiration pour écrire la suite. J’étais alors à Porto Santo, dans l’archipel de Madère. Bien evidemment, je pensais aussi à gagner un peu de sous car c’est un peu dur pour moi en ce moment financièrement !

Voila donc le premier volume de « Chroniques d’un voyage annoncé » ! J’espère sincèrement écrire la suite, mais franchement, pour l’instant, j’ai d’autres chats à fouetter !

Pourquoi écrire ?

Parce que j’ai l’impression d’avoir quelque-chose à dire, tout simplement… même si je sais que ça peut paraître présomptueux de ma part !
C’est juste l’histoire d’un gars qui aimerait bien larguer les amarres mais qui ne sait pas vraiment comment faire !

Un conseil pour les prétendants a la vie de marin ?

Larguez les amarres , c’est ce qu’il y a de plus difficile à faire ! La plus grande ennemie du futur marin, c’est la peur de partir !

3 livres qui t’ont inspirés ?

Je dirais au hasard :

  • Un vagabond des mers du sud
  • La ballade de la mer salée (c’est permis les bandes-dessinées ?)
  • L’odyssée du Kon Tiki

Une conclusion ?

Je ne sais pas où tout cela me mène ni jusqu’où j’irai, mais c’est une belle vie, même si elle n’est pas toujours facile ! Plus on avance, et plus on a envie d’aller plus loin ! Comme dirait mon ami Dom de St Malo : – « En avant, vent !!! »

Merci 🙂

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3 réflexions au sujet de “Alexis, l’homme libre”

  1. Une aventure extrêmement compliquée par manque de moyens et pourtant racontée avec une simplicité et une honnêteté touchantes. Merci pour ce moment de lecture émouvant.

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