Alexis Loison, vainqueur de la Le Havre Allmer Cup

alexis loison

Alexis Loison a remporté, mercredi, la Le havre Allmer Cup. Epreuve du championnat de France Elite Course au large.

Ce mercredi, à 4h40, Alexis Loison a franchi en vainqueur la ligne d’arrivée de la grande course de la 4e édition de la Le Havre Allmer Cup, la quatrième épreuve comptant pour le Championnat de France Elite de Course au Large 2018.

Le skipper de Custo Pol, qui s’est installé aux commandes de la flotte dès le passage du raz de Barfleur, quelques heures après le départ, a mené la course (un morceau de 401 milles entre la baie de Seine, Guernesey, Hands Deeps au large de Plymouth puis Neddles Fairway à proximité de l’île de Wight) de la tête et des épaules même si un tassement de la flotte dans la pétole des tous derniers milles avant l’arrivée a failli tout remettre en cause.

Mais le marin Normand a su garder le contrôle, s’imposant ainsi de belle manière et poursuivant ainsi sur sa belle lancée du début de saison.

Quelle fin de course ! On imagine que vous avez eu un peu peur ?

« C’est certain. J’ai régulièrement navigué avec 0,5 et 1 mille d’avance mais au niveau de la bouée A5 d’Antifer (environ 25 milles avant l’arrivée, ndlr), il y a eu un gros resserrement de la flotte et c’est devenu compliqué. Ça a vraiment failli être du grand n’importe quoi. D’ailleurs ça a été un enfer pour moi car si je termine avec quatre minutes d’avance sur Erwan Tabarly, dix minutes avant il était à peine dix secondes derrière moi. J’ai réussi à me rebarrer sur la toute fin, après avoir quand même pris un casier et m’être complètement arrêté… ça n’a pas été facile, surtout que je commençais à avoir dû mal à me tenir éveillé, mais au bout du compte, ça l’a fait ».

Vous semblez vraiment très solide en ce début de saison (en solitaire, il a remporté la Solo Maître CoQ puis terminé 2e de la Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten) …

« Je suis super content de gagner dans mon jardin et de m’imposer sur un très beau parcours. C’est cool. Pour la tête, c’est bien. Il faut que ça continue comme ça. Je n’oublie toutefois pas que la course n’est pas finie. Il reste les petits parcours mais c’est sûr que remporter une grande course, ça rassure. C’est positif en vue de la Solitaire qui reste quand même LE grand rendez-vous. »

Cette boucle de 401 milles, vous l’avez dominée largement, vous emparant de la tête dès le début ou presque. Racontez-nous ?

« J’ai pris un départ pas mal et je me suis assez bien sorti de la baie de Seine qui est toujours un peu compliquée. Ainsi, j’ai réussi à passer en deuxième position à Barfleur, derrière Vincent Biarnès. Après, c’est un peu lui qui m’a laissé prendre la tête car il est parti au large alors que moi j’ai choisi de rester à la côte. Petit à petit, j’ai réussi à creuser l’écart. A Guernesey, je suis arrivé 30 minutes trop tard et je me suis retrouvé avec beaucoup de courant contraire. La barrière s’est renfermée mais si j’étais passé à ce moment-là, ça aurait pu faire vraiment mal. Après ça, ça a fait l’élastique constamment. Un coup je me barrais, un coup ça revenait. Dans ce type de situation, l’avantage de connaitre le coin, c’est que ça m’a permis de ne pas trop paniquer en voyant les attaques des uns et des autres. De fait, on a été confronté à certains scénarios que j’avais déjà vu et qui m’ont permis de relativiser. Comme je l’ai déjà dit, c’est, en revanche, devenu plus dur à partir de la bouée A5. Là, j’aurais bien voulu que la direction de course réduise le parcours parce que je savais que la fin allait être incertaine. A un moment, je me suis bien vu finir 15e. J’ai vraiment pensé que tout notre paquet des 4-5 premiers allait se faire avoir. Ça a d’ailleurs été le cas pour certains. Je suis content de gagner et j’aurais vraiment trouvé ça injuste si ça n’avait pas été le cas. »



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