Anthony Marchand s’offre la Solo Maitre CoQ, Première victoire sur le circuit Figaro.

figaro ovimpex

C’est une grande première pour Anthony Marchand ! Arrivé deuxième du grand parcours côtier de la Solo maître CoQ, le skipper d’Ovimpex- Secours Populaire s’impose au classement général de cette épreuve (avant jury), et s’offre sa toute première victoire sur le circuit Figaro – Bénéteau. Posté dans le sillage de Benjamin Dutreux dès les premiers milles de la course, Anthony a bataillé sans relâche pour tenir la cadence imposée par le vendéen, et couper la ligne d’arrivée 11 minutes derrière lui. Quatrième avant de s’élancer sur cette grande boucle de coefficient 3, le morbihannais est parvenu à contenir l’appétit de ses adversaires directs sur cette régate déterminante pour la gagne. Un résultat très prometteur à deux mois de la Solitaire du Figaro 2016, épreuve phare de la saison dont le départ sera donné le 21 juin prochain.

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© Christophe Favreau

Anthony c’est votre première victoire sur le circuit Figaro- Bénéteau. Quel est le sentiment qui prédomine après ce joli coup ?
«Je suis super content, surtout que cette épreuve ne se jouait pas sur une seule course, mais en 5 manches, ce qui en moyenne, équivaut à une semaine de championnat. Gagner cette épreuve, c’est forcément satisfaisant, et surtout, c’est un super entraînement pour les grosses courses à venir.»

Vous vous êtes rapidement emparé de la deuxième place pour ne plus la lâcher. De l’extérieur vous semblez avoir maitrisé ce parcours. Comment avez-vous vécu cette course de l’intérieur ?
«En fait je me suis rapidement détaché avec un groupe de 5 à 6 bateaux, et j’ai réussi à me distinguer de ce petit paquet, pour me rapprocher de Benjamin Dutreux. Nous nous sommes envolés tous les deux, et à partir de là, nous sommes entrés dans une course légèrement différente. J’ai pu me détendre un peu, réfléchir à la stratégie, à la météo, et nous n’avons cessé d’accroître notre avance. J’aurais aimé le doubler, mais j’ai rapidement senti que j’aurais du mal à aller le chercher. Du coup je me suis concentré sur cette deuxième place en navigant au mieux, sans faire de bêtise. Pour le reste, j’étais dépendant de ce que feraient Corentin Douguet et Damien Cloarec.»

Vous appréhendiez les conditions de vent faible attendues sur la première partie de la course. Finalement il n’y pas eu de coup de Trafalgar ?  
«Il y a eu un petit coup de poker au début, mais j’ai réussi à en tirer profit, puisque je me suis échappé avec une petite risée. Je n’avance pas très bien au près, j’ai un léger déficit de vitesse, certainement lié à mes vieilles voiles, mais je suis rapide au portant, dans les petits airs, et ça m’a permis de m’écarter des concurrents. Je suis content, mais les conditions de vents faibles ne sont jamais agréables, car très aléatoires. J’ai réussi à m’envoler avec cette risée, et à bien batailler pour aller chercher la deuxième place, mais j’aurais pu rester collé, et ça n’aurait pas été la même régate.»

Cette victoire est très prometteuse. C’est aussi une manière de lancer un message fort à la concurrence ?
«Oui, même si pas mal de copains naviguent actuellement sur la Transat AG2R. Du coup, c’est difficile de bien se jauger. Mais ces épreuves d’avant-saison sont toujours intéressantes pour voir quelles sont les allures auxquelles l’on pèche et quels sont les points à travailler. Comme je le disais, j’ai constaté un petit déficit de vitesse au près, et j’espère qu’il est lié à l’utilisation de voiles un peu vieilles par rapport à mes adversaires. Ma cinquième place sur la Solo Concarneau m’avait vraiment permis de me situé par rapport à la concurrence, car le plateau était plus important. Là c’est plus sur le plan psychologique, que ça fait du bien au moral. Ca fait chaud au coeur et ça permet de se rassurer malgré tout !»

Quel sera votre programme dans les jours qui viennent ?
«Je vais déjà commencer par faire un gros dodo aujourd’hui. Des amis vont ramener le bateau à Port la Forêt où il sera rapidement sorti de l’eau et démâté pour un petit chantier d’entretien.  Je vais me concentrer sur la logistique et les aspects techniques, et me reposer, mais ça va s’enchainer assez vite.»

Marraine du bateau pour la troisième année consécutive, Sophie Davant, s’est réjouie de cette victoire, tout comme David Ermacora, le Directeur Général D’Ovimpex, très impliqué dans le projet. Un soutien essentiel de la part de celle qui partage les valeurs de cette belle aventure et du Secours Populaire depuis toujours.

David Ermacora, Directeur Général d’Ovimpex : «C’est la première fois que nous gagnons une course ensemble, et c’est une très grande joie, surtout que l’épreuve n’avait pas très bien débuté pour Anthony. Nous avons beaucoup échangé. Tout le monde le voyait sur le podium, du coup, il s’est mis un peu la pression et s’est vite ressaisi. Il s’est offert une victoire et une quatrième place, qui lui ont permis d’aller chercher ce succès au classement général. Je suis ravi, surtout qu’il n’a pas encore reçu ses voiles neuves, et que les conditions de vent n’étaient pas à son avantage. Anthony aime la bagarre dans la brise soutenue, mais il a su tirer son épingle du jeu. C’est un vrai professionnel qui s’est vite réapproprié son Figaro, après une saison consacrée à la Volvo Ocean Race et au Diam24. C’est plus qu’encourageant pour la suite, mais je suis un peu superstitieux, donc je ne vais pas m’emballer. Simplement savourer cette victoire comme il se doit.»

source : Communiqué presse agence Rivacom



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