Anthony Marchand vianqueur de la Solo Concarneau

figaro groupe royer

Ce samedi, à 8h04, Anthony Marchand a franchi la ligne d’arrivée de la 42e Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten, remportant ainsi l’épreuve au terme d’un jour et seize heures de course.

Une course intense, aussi bien sur le plan physique que mental, avec, encore une fois, une multitude de rebondissements que le skipper de Groupe Royer – Secours Populaire a impeccablement géré. De quoi lui donner un maximum de confiance pour la suite de la saison, et notamment pour la Transat AG2R La Mondiale dont le départ est programmé le 22 avril prochaine, d’autant que son co-skipper, Alexis Loison, s’est emparé de la deuxième place. Entretien à chaud.

En double, c’est le duo Yann Elies et Julien Villon qui remporte l’épreuve, sur le Figaro Saint Michel, en 1 journée, 8 heures et 26 minutes

Comment s’est passée cette Solo Concarneau ?

« On a vraiment eu de tout : du beau temps, du mauvais temps, beaucoup de pluie, des éclairs, de la pétole, énormément de courants mais aussi une mer défoncée… Au final, la course a été un peu ingrate mais c’était top néanmoins. Au niveau du résultat, je ne pouvais pas faire mieux et ce qui est d’autant plus génial, c’est qu’Alexis (Loison) termine juste derrière moi. Ça met forcément dans des bonnes conditions pour la suite et ça fait plaisir. J’ai l’impression que Brice Villion, notre préparateur commun, nous porte chance surtout que son petit frère (Julien) a aussi gagné chez les doubles avec Yann Eliès. C’est un carton plein ! »

Quel a été le moment clé de la victoire ?

« Sur la première partie de la course, avec Charlie Dalin et Sébastien Simon on s’est un peu échappés. On a réussi à tirer les bons bords sur la longueur. Là où je me suis un peu envolé, c’est véritablement dans la baie d’Audierne, en milieu de nuit dernière. J’ai été l’un des premiers à envoyer le spi. A ce moment-là, c’était vraiment compliqué. Il faisait nuit noire et on ne faisait qu’abattre. Impossible d’aller tout droit et de barrer correctement. J’ai donc décidé de mettre le pilote et de me concentrer sur les réglages du bateau. Dès lors, je ne suis détaché. Après, il a fallu tenir cette première place. Ça n’a pas été si facile avec les grains et le vent qui tournait dans tous les sens, mais j’ai réussi et, quelque part, ça me rassure sur mon capital chance. »

Vous confirmez ainsi les bonnes sensations du début de saison…

« Lors de la Solo Maître CoQ, le mois dernier, j’avais effectivement montré que j’avais la vitesse et que j’étais dans le coup même si je n’avais pas vraiment concrétisé en termes de résultat. Là, tout s’est bien passé. C’est super et c’est évidemment le meilleur entraînement que je pouvais avoir avant la Transat AG2R. Ça a vraiment été intense et j’arrive complètement cramé. Cramé mais content ! »

Un mot sur la suite ?

« La semaine prochaine, avec Alexis, on a décidé de ne pas participer au stage d’entraînement prévu à Port-la-Forêt mais plutôt de se reposer et de clarifier nos affaires sur le plan administratif pour partir le plus sereinement possible sur la Transat AG2R. Bien sûr, on refera quelques petites sorties en mer un fois à Concarneau histoire de valider les voiles une dernière fois mais on sait qu’on est bien prêt. »

Entretien Rivacom



2 Rétroliens / Pings

  1. Transat AG2R La Mondiale, ils sont partis - Mers & Bateaux
  2. Solitaire Urgo Le Figaro, une course pas comme les autres - Mers & Bateaux

laissez votre commentaire, donnez votre avis sur le sujet

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.