Energy Observer, le 1er navire hydrogène autonome

l’hydrogène et aux énergies renouvelables, grâce à la mixité énergétique. Il partira pour un voyage de six ans autour du monde, avec 101 étapes au programme. «L’objectif est de partir à la recherche de solutions pour un futur plus propre»
©Jean-Sébastien EVRARD.

Vendredi dernier, Energy Observer, le 1er navire hydrogène autonome, a été mis à flot dans le port de Saint-Malo devant un public enthousiaste.

Après trois ans de recherche et développement avec le CEA-Liten,Le catamaran Energy Observer a été mis à l’eau. A cette occasion, les partenaires du projet ainsi que Florence Lambert et Nicolas Hulot, respectivement marraine et parrain du catamaran, s’étaient donnés rendez-vous dans la cité corsaire pour assister au spectacle.

Premiers tests pour Energy Observer, une nouvelle étape  

La mise à flot du navire marque le début d’une nouvelle étape dans l’aventure Energy Observer. Durant deux mois, l’équipe sera mobilisée autour de la première phase de tests en mer. Au programme : raccordement des derniers éléments techniques, essais en mer pour tester et éprouver la chaîne de production d’hydrogène complète développée en collaboration avec les ingénieurs du CEA-Liten, avant le grand départ pour un Tour de France en autonomie énergétique.

« C’est une grande émotion de voir ce bateau toucher enfin l’eau ! Maintenant nous allons pouvoir

equipage energy observer
© Energy Observer – Jérémy Bidon

commencer à tester ces technologies révolutionnaires lors des premières navigations, en particulier l’électrolyseur et la pile à combustible, en présence des ingénieurs et du futur équipage d’Energy Observer. » déclare Victorien Erussard, capitaine d’Energy Observer.

« C’est un moment unique et très émouvant, cette mise à l’eau marque le début de notre Odyssée pour le futur. Un tour du monde de six ans à bord de ce navire pionnier qui va nous permettre de passer du constat à l’action,  en partant  à la rencontre de tout ceux qui innovent pour planète ! » dit Jérôme Delafosse, Chef d’expédition d’Energy Observer.

« Ce projet incarne les changements nécessaires à l’échelle planétaire. Bon nombre de technologies à bord peuvent-être traduites en enjeux industriels et en emplois. » affirme Nicolas Hulot, parrain de Energy Observer.

« Energy Observer montre que l’écologie peut être high tech. C’est un concentré d’intelligence et une belle démonstration que dès lors que l’intelligence de l’homme s’associe à la nature toutes les options sont ouvertes, ce bateau en sera la démonstration. » exprime Florence Lambert, marraine de Energy Observer.

L’expédition Energy Observer

Fin juin, le bateau du futur empruntera les voies fluviales pour rejoindre Paris, où il sera officiellement baptisé en présence d’Anne Hidalgo, maire de la ville.  Ce baptême constituera la première escale d’Energy Observer, qui sera suivi par une série d’escales françaises dont Monaco sera le terme en décembre 2017. À ce jour, plusieurs villes telles que Nantes, Brest,  Cherbourg, Bordeaux ou Toulon ont montré un intérêt pour accueillir Energy Observer dans leurs ports.

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