Energy Observer, le 1er navire hydrogène autonome

bateau energy observer

Energy Observer, le 1er navire électrique propulsé aux énergies renouvelables et à l’hydrogène est reparti pour une deuxième saison. Cap sur la La Méditerranée

Après 4000 milles parcourus, pendant un tour de France, en 2017 plus un chantier d’optimisation, Energy Oberver a repris la mer. Le bateau électrique propulsé aux energies renouvelables a quitté Marseill, fin mars. Aprèsla Corse et l’Italie, il arrive en Tunisie. L’équipage mené par Victorien Erussard, fondateur et capitaine, et Jérôme Delafosse, chef d’expédition ont embarqué pour un tour complet du bassin Méditerranéen.

 

Un parcours pour continuer à tester les technologies d’Energy Observer en conditions extrêmes, mais aussi découvrir les enjeux de la Mer du milieu, véritable laboratoire du réchauffement climatique.

Une autonomie énergétique en théorie acquise

L’année dernière, lors du tour de France, l’équipage a pu tester, en conditions réelles, toutes lestechnologiques du bateau, sorties tout droit des laboratoires. Et après 4000 milles, les résultats sont déjà concluants :

« Le système est opérationnel, nous avons éliminé les différentes défaillances techniques qui nous gênaient au début de l’expédition. L’autonomie énergétique est en théorie acquise, mais en pratique le rythme et la vitesse que nous imposons au navire pendant ce tour du monde rend le défi technologique encore plus grand, et nous oblige à rester humbles ».

C’est là tout l’intérêt du projet lancé il y a plus de 5 ans à Saint-Malo : tester en conditions extrêmes et réelles, les technologies préfigurant les réseaux énergétiques de demain pour les rendre performantes et applicables à grande échelle.

« Nous sommes aujourd’hui trop lents (4,5 nœuds de moyenne), il reste encore beaucoup de travail pour atteindre notre objectif qui se situe entre 8 et 10 nœuds. Les conditions d’ensoleillement très favorables de la Mer Méditerranée, vont nous permettre ainsi de profiter d’une énergie inépuisable, et même excédentaire, que nous allons pouvoir revaloriser en hydrogène et ainsi augmenter notre vitesse, et prolonger notre autonomie ».

En effet, l’hydrogène est au cœur du projet Energy Observer. À bord du bateau, il a permis au navire de faire un gain de poids considérable (50% du déplacement du navire) par rapport à une solution exclusive de stockage batteries. Utilisé comme moyen de stockage de l’énergie, il est à terre comme en mer, la clé pour pallier à l’intermittence des énergies : pour valoriser l’excédent énergétique et ainsi prolonger l’autonomie des installations mobiles ou stationnaires. C’est ce modèle basé sur la mixité des énergies renouvelables et le double stockage que l’équipe d’Energy Observer part promouvoir autour du monde.

La Méditerranée : chapitre 2 de l’Odyssée pour le futur

Deuxième étape de ce tour du monde de 6 ans, 50 pays et 101 escales, la mer Méditerranée. Berceau de grandes civilisations et lieu d’échanges entre 3 continents et 23 pays riverains au niveau de développement très disparate, elle concentre la plupart des défis majeurs du XXIe siècle – croissance démographique, urbanisation, trafic maritime intense, pollution, pression touristique et menace sur la biodiversité – elle est la région du monde où il est le plus facile de constater l’impact de l’homme sur son environnement, un lieu où il est aussi urgent d’agir. Une situation unique qui en fait un véritable laboratoire du changement climatique et un choix stratégique pour l’équipage à la recherche de solutions concrètes pour la sauvegarde de la planète.

Car si l’équipage soumet ce navire expérimental à si rude épreuve, c’est pour partager son aventure auprès du plus grand nombre, grâce à la production de contenus audiovisuels pour sensibiliser les citoyens, décideurs et entreprises à l’urgence de s’engager pour la planète. C’est notamment la mission de Jérôme Delafosse, qui réalise une série documentaire premium de 8 épisodes de 52 minutes qui seront diffusés par le Groupe Canal+ pour partir à la rencontre de pionniers qui innovent pour la planète :

« Nous voulons faire rêver pour mieux sensibiliser. Prouver que l’homme peut vivre en harmonie avec la nature et que la transition écologique ouvre la voie vers un nouvel essor économique. La promesse d’un monde meilleur. »

Déjà 4 épisodes ont été tournés lors du tour de France, Espagne et Portugal, et les 4 suivants le seront lors du parcours 2018 comprenant des étapes en Italie, Tunisie, Malte, Grèce, Égypte, Israël, Turquie, Monténégro, Croatie, Espagne, Maroc, jusqu’à Saint-Malo, où le navire reviendra à l’occasion du départ de la « Route du Rhum-Destination Guadeloupe ».

 



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