Grand Prix Guyader : Dragon, victoire de Provezza

dragons en régate

Le rideau est tombé, ce samedi, sur le Trophée BMW – Studio Legale Duca. L’épreuve qui réunissait 40 équipages de Dragon dans le cadre du Grand Prix Guyader a tenu toutes ses promesses avec des conditions aussi variées que techniques, un plateau haut en couleurs, sept belles courses et un très beau vainqueur : l’équipage de Provezza mené par Andy Beadsworth.

Le champion du monde en titre s’est en effet imposé à Douarnenez, inscrivant ainsi pour la première fois son nom au  palmarès de l’épreuve et devançant deux très gros clients sur le podium, Fever de Klaus Diederichs et Troïka de Pieter Heerema.

Champion du monde en titre, Provezza d’Andy Beadsworth faisait assurément partie des grands favoris de ce Grand Prix Guyader 2018, troisième des cinq épreuves de Grade 1 du calendrier annuel de la classe internationale des Dragon. Il n’a pas déçu, bien au contraire, faisant preuve d’une remarquable régularité tout au long de la semaine sur le plan d’eau Douarneniste. Une constance qui lui a permis d’aborder cette dernière journée de compétition sans beaucoup de pression. « Jusque-là, notre plus mauvais résultat était une manche de 4e et nous savions que notre moins bonne place sauterait au classement puisque comme le veut l’avis de course du Grand Prix, la plus mauvaise saute si plus de cinq manches sont courues », a commenté Ali Tezdiker, équipier d’Andy Beadsworth qui a enfoncé le clou en terminant 3ede la première régate et qui s’est ensuite offert le luxe de ne pas boucler la dernière manche, étant alors d’ores et déjà assuré de remporter la mise au général. « On se tirait la bourre avec Troïka et on a passé la première marque en 13e position. Notre pire classement jusque-là. On s’est dit qu’on n’avait pas vraiment d’intérêt à continuer », a détaillé le marin Turque, évidemment ravi d’inscrire son nom au palmarès de l’épreuve pour la première fois après près de dix participations.

De la bagarre à tous les étages

« Nous sommes heureux car nous avons vraiment beaucoup travaillé. Nous nous entraînons énormément et c’est bien quand le résultat paie. Notre but est d’essayer de gagner toutes les courses et de défendre notre titre mondial à Fremantle, en Australie, en janvier prochain », a ajouté Tezdiker. Ce n’est évidemment pas Klaus Diederichs, le skipper de Fever, qui dira le contraire. Le Britannique, sacré champion du Monde en 2013 (alors en équipage avec certain Beadswroth !), qui a un temps mené les débats, n’a jamais réussi à revenir au score. « Aujourd’hui, on savait qu’on ne pouvait rien faire pour le battre. On s’est donc concentré sur Troïka de Peter Heermera qui s’est adjugé la première course, ce qui nous a mis sous pression. Dès lors, notre but a été de le laisser derrière nous à tout prix pour conserver notre 2e place au classement. Nous avons ainsi joué le jeu du marquage », a précisé le skipper Britannique, avouant par ailleurs s’être un peu arraché les cheveux lors de ces deux dernières régates en raison du vent très instable.

Les locaux dans le match

« Ce n’était effectivement pas facile aujourd’hui. Il y avait des bascules de vent jusqu’à 30°, avec des gros nuages et des trous de vent. Il a fallu composer avec entre 5 et 20 nœuds. Dans ce contexte, il y a à la fois fallu être opportuniste et assez conservateur pour tirer son épingle du jeu », a commenté de son côté Gwen Chapalain, équipier de Christian Guyader sur Ar Youleg. « Ces derniers jours, le plan d’eau était effectivement assez compliqué », a confirmé Frédéric Gourlaouen, skipper de Q Ti Tou, 8e au général, premier Français… et premier Douarneniste. « Il ne faut pas croire qu’être du coin est un avantage. Hors course, on ne navigue jamais aussi loin dans la baie. Pour nous c’était donc une découverte également. Ce qui a fait notre réussite, c’est que la plupart du temps, on a pris de bons départs. On est toujours parti dégagés et c’est vrai qu’on a fait beaucoup de progrès cette année à ce niveau-là car on a eu un entraîneur avant le Grand Prix Guyader », a relaté Gourlaouen ravi, comme l’ensemble de ses concurrents, de ce cru 2018, et d’ores et déjà impatient de revenir en 2019 !

Classement des Dragon après 7 courses :

1. Provezza, Andy Beadsworth (Turquie) 13 pts ; 2. Fever, Klaus Diederichs (Grande-Bretagne) 20 pts ; 3. Troïka, Pieter Heerema (Pays-Bas) 21 pts ; 4. Rocknrolla, Dmitry Samokhin (Russie) 27 pts ; 5. Meer Blick D21, Otto Pohlmann (Allemagne) 34 pts ; 6. Desert Holly, Stephan Link (Allemagne) 40 pts ; 7. Puck IV, Philip Dohse (Allemagne) 46 pts ; 8. Q Ti Tou, Frédéric Gourlaouen (France) 57 pts ; 9. Courrier des Saints, Géry Trentesaux (France) 58 pts ; 10. To Be Continued, Vasily Senatorov (Russie) 59 pts. (40 inscrits)



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