Le routage météo

voiliers naviguant en mer

Le routage météo est une aide à la navigation de plus en plus utilisée et qui se démocratise rapidement grâce aux logiciels de navigations mais surtout aux applications pour tablettes et smartphones.

Le routage météo existe depuis les années 80 sous sa forme actuelle. Au début, cet outil était réservé aux professionnels (marine marchande,…) et aux skippers en course au large. Mais avec la démocratisation des logiciels pour PC et, surtout, des applications pour tablette et smartphone, le routage météo est de plus en plus utilisé en régate et en croisière hauturière comme pour le cabotage.

Le routage météo, c’est quoi?

Le routage météo consiste à trouver la route optimum pour un voilier entre 2 points. En effet, la meilleure route à la voile (voire au moteur) ne sera que très rarement la ligne droite, sauf dans certains cas exceptionnels : Absence de vent, de vagues et de courant.

Pour être calculée, cette route doit tenir compte :ciel avec nuages

  • Des performances du bateau
  • De la météo prévisionnelle
  • Des courants
  • Des vagues

L’objectif d’un routeur météo est en général de proposer la route la plus rapide. C’est le cas des skippers de courses au large. Pour le plaisancier, les objectifs peuvent être autres :

  • Eviter d’affronter des vents ou des rafales trop fortes
  • Arriver à une certaine heure à bon port pour arriver de jour, pendant la période d’ouverture de l’écluse ou tout simplement pour l’apéritif.
  • Minimiser la consommation de carburant ou le bruit du moteur
  • Eviter certaines allures inconfortables telles que le prés serré
  • Eviter les zones ou la mer est difficile : forte houle/vagues de vent, mer hachée ou croisée…

Comment fonctionne le routage météo?

Un ordinateur est capable d’ingurgiter l’ensemble des données permettant de calculer la route et de proposer très rapidement au skipper la meilleure route tenant compte de ses objectifs.

L’ordinateur doit simplement connaître :

  • Les performances de votre bateau (appelées « polaires ») qui indiquent la vitesse du bateau en fonction de la force du vent et de l’angle du vent par rapport au bateaunuages dans le ciel
  • Les données météo (vents et rafales, courants et vagues)
  • Les données cartographiques (terre ou mer)
  • Votre point de départ
  • Votre point d’arrivée
  • Eventuellement des points de passage (waypoints) ou escales prévues

Une fois que l’ordinateur connait votre bateau et ses voiles, vos source de données météo préférées, vos contraintes en navigation (hauteur de houle, force de vent, vitesse de déclenchement du moteur, etc..) données à l’initialisation du logiciel…

Il doit être capable de répondre à un ordre simple:

« Je suis ici, je veux aller là-bas et je veux partir à telle heure ! Donne-moi la meilleure route !»

Le routeur doit alors non seulement proposer les points de route (position, cap, vitesse, angle au vent, etc.) mais donner une synthèse claire des conditions de la croisière : durée à la voile, au moteur, force du vent, état de la mer, etc. afin que le skipper puisse décider facilement du départ effectif.

Une fois la route calculée acceptée, elle va être convertie en route de navigation. En effet, le routage propose simplement une route théorique qui doit être simplifiée ou affinée en navigation, pour éviter des endroits dangereux…

En navigation, il ne restera plus qu’a designer le prochain point de passage et le routeur donnera à tout moment au barreur les informations de navigation précises : cap au prochain point, distance, vitesse, etc. . Ainsi que la position et la vitesse des autres bateaux présents dans la zone et équipés d’une balise AIS. Ce suivi de navigation doit impérativement se faire sur carte marine électronique, de type SHOM ou autre.

Tout ça parait simple mais pourtant les routeurs ne sont utilisés que par une minorité de skippers, malgré la sécurité et le confort de navigation qu’ils peuvent apporter… pourquoi ?

  • Les routeurs sont trop complexes à utiliser et nécessitent souvent d’avoir fait des classes préparatoires pour être maitrisés.
  • Le plaisancier ne sait pas calculer les « polaires » (courbes de performance) de son bateau ou ne souhaite pas devoir acheter un logiciel supplémentaire pour les calculer.
  • Le skipper ne doit pas avoir à se soucier des fichiers « grib » (format standard des fichiers météo). Et pourtant un logiciel connaissant son point départ et d’arrivée doit être capable d’aller chercher automatiquement ces informations.

En conclusion, il ne faut pas oublier qu’un routeur n’est qu’un outil d’aide au skipper et ne sera jamais « le seul maître à bord après Dieu ».

Article publié en collaboration avec Philippe de Avalon Navigation Systems logoavalonweb

 



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