Massilia Cup, un succès qui ne faiblit pas

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©yohanbrandt

La Massilia Cup s’est terminée sous le soleil pour les 600 régatiers présents. Un évenement qui prend de plus en plus d’importance.

L’été est revenu ce dimanche 15 avril à Marseille, avec une météo rêvée pour naviguer. Durant trois jours, les quelques 600 régatiers ont été reçus comme des princes par le CNTL, son équipe d’organisation et les nombreux bénévoles. La Massilia Cup reste l’un des événements les plus prisés de la saison en Méditerranée pour l’excellence de son organisation en mer et la qualité des festivités à terre. Du coup, elle est l’une des rares épreuves de l’hexagone à ne quasiment pas souffrir de l’érosion de concurrents en IRC et Osiris.

Alors que les solitaires ont bouclé dans la nuit de samedi à dimanche entre 0 heure 55 et 4 heures 45 leur grande course de 70 milles avec la victoire sans contestation d’Éric Merlier sur son JPK 10.10 Télémaque 2, la centaine de concurrents a eu droit aujourd’hui à un final de toute beauté dans une brise d’Ouest. Éric Merlier affiche un franc sourire : “on a eu deux très belles manches. Dans la grande course, le vent n’a cessé de monter après un départ sans un gramme d’air. Je suis très content de cette victoire, et j’ai pris beaucoup de plaisir sur l’eau. Mon programme du jour a été repos et nettoyage du bateau !“

Laurent Camprubi, vainqueur sur le TP 52 Alizée en IRC 0 1 et 2 est heureux : “nous avons eu une magnifique Massilia et tout le monde est très content. Nous avions à cœur de bien faire à la maison et nous avons beaucoup progressé en vitesse et manœuvres. Ce bateau est magique ! Notre objectif est d’accrocher les meilleurs TP 52 sur la Semaine de Porquerolles, et donc nous allons y aller en toute humilité mais pour faire une belle course. Ensuite, on fera la Giraglia avec l’objectif de faire mieux que l’an dernier où nous avions terminé seconds.“

Une fois n’est pas coutume, Bernard Flory n’était pas à la barre de son fidèle X 442, victime d’une collision lors de la SNIM, mais à la grand-voile sur le nouveau bateau – un Grand Soleil 37 – d’Yves Ginoux, mis à l’eau la veille de la Massilia Cup. Le président qui achève son mandat après neuf ans à la tête du CNTL, ne cache pas sa satisfaction : “j’étais un peu inquiet pour la météo improbable, et finalement nous finissons en apothéose. Donc nous sommes ravis de cette 37ème édition, et je suis heureux de constater qu’avec son savoir-faire le CNTL est en capacité d’organiser des manifestations de haut niveau. Ce sont des prémices de très bon augure pour l’organisation des Jeux olympiques de 2024. Ma plus grande fierté je crois, c’est que le club s’est hissé sur la première marche du classement des clubs de la FFVoile sur 756, et ce n’est pas négligeable. Le travail effectué sur le pôle course que j’ai lancé a amené des bateaux et de nombreux coureurs. Je reste un régatier acharné, et je ne doute pas que cet élan va continuer.“

À  noter aussi enfin les victoires de Tip (G. Pages) en IRC3, d’Alkaid 3 (C. Huertault) en IRC4, de Kick (Y Laout) en Osiris, de Mad Sail Team (V. Grigoriev) en SB20, et enfin d’Escogriffe-Team Winds (L. Fournier-Foch) en Grand Surprise.

En bref :

Grand Surprise. Emmanuelle Rol ancienne championne d’Europe de 470 et sélectionnée olympique à Pékin pour la Suisse, naviguait à bord de CNT’Elles mené par un équipage 100 % féminin. Julien d’Ortoli 5ème aux JO de Rio en 49er, a assuré la tactique sur le Grand Surprise barré par son père Paul. Mariés à la ville, les deux athlètes se sont affrontés tout le week-end à bord des monotypes au spi jaune. Julien a fini second et Emmanuelle au pied du podium !

Richard Sautieux. Il régate depuis plus d’un demi-siècle, et est la “cheville ouvrière“ du TP 52 Alizée. Le Toulonnais, ancien coach sur French Kiss lors de la Coupe de l’America 1986, et complice de Laurent Camprubi, a une fois de plus apporté son immense expérience lors de cette 37ème Massilia Cup.



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