Mini Transat: Victoire historique pour Ian Lipinski

ian lipinski sur son mini 6.50 griffon

Ian Lipinski, skipper du voilier Griffon.fr, a remporté, ce mardi,  la Mini Transat La Boulangère  2017, au Marin en Martinique. Erwan Le Draoulec remporte, lui, la course en série

Le navigateur francilien, lorientais d’adoption, Ian Lipinski,a coupé la ligne d’arrivée de la deuxième étape de cette traversée de l’atlantique en solitaire, sans assistance et sans communication en tête aujourd’hui à 14h30 après 13 jours 22 minutes 34 secondes de navigation et une trajectoire parfaite. Ian Lipinski avait remporté la première étape entre La Rochelle et Las Palmas aux Canaries pour 113 secondes. Cette fois, il n’aura pas laissé beaucoup de places à ses adversaires.

Une victoire historique pour Ian Lipinski

Ian entre dans l’histoire de la Classe Mini et de la course au large en devenant le premier marin à gagner la Mini Transat en voilier de série et en prototype, le tout consécutivement. C’est une grande victoire pour cet athlète singulier, attachant, ingénieur de formation et qui est venu à la compétition à la voile sur le tard. Ian Lipinski entre ce jour au panthéon des grands navigateurs français.

Ian Lipinski à son arrivée :

« Je suis très très heureux. Ce n’est peut-être ma plus belle victoire (Ian pense à sa victoire en 2015 sur la Mini Transat et en série) mais elle est belle. Tout a commencé il y a deux ans en achetant le bateau avec François Mounier, mon ami – partenaire. Griffon.fr est un bateau exceptionnel. Tout s’est vraiment bien déroulé pendant deux ans puisque j’ai gagné l’ensemble des courses auxquelles j’ai participé (17 victoires). Cette Mini, je l’ai vécu avec d’un côté un petit diable qui me disait de pousser sur ma machine et un ange qui me disait d’assurer car assez vite et hélas certains de mes concurrents ont eu des soucis techniques. J’étais devant et il fallait que je gère mon matériel.

Après le Cap-Vert, la mer était dure. Il y avait de quoi casser le bateau. J’ai fait vraiment attention et en même temps je serrais les fesses. J’ai passé beaucoup de temps à regarder ma quille. Et puis la première nuit, j’ai pris un gros filet de pêcheur dans ma quille. Le bateau s’est arrêté et j’ai arraché mon spi médium. J’ai réussi à me sortir de ce filet. J’ai ensuite réparé mon spi pendant trois heures ! Cette Mini était très différente qu’en 2015 déjà parce que j’étais en proto mais aussi parce que le parcours était plus long. J’ai passé mon temps encore une fois entre le plaisir de la vitesse contrebalancée  par la préservation du matériel. Je tiens à remercier ici évidemment Griffon.fr mon partenaire principal et l’ensemble de mes soutiens financiers, ma famille, mes amis…

J’ai très envie maintenant de me tourner vers la Transat AG2R La Mondiale en Figaro. Je cherche un embarquement, avis aux amateurs. »

Erwan Le Draoulec remporte la Mini Transat en série.

Erwan Le Draoulec (Emile Henry) a franchi, e son côté, la ligne d’arrivée en vaiqnueur de la 2ème étape de la Mini Transat La Boulangère jeudi 16 novembre à 2H50’15” (heure française). Son temps de course sur cette 2ème étape est de 14 jours, 12 heures, 42 minutes, 15 secondes à une vitesse moyenne de 8,43 noeuds.

Erwan Le Draoulec a montré un sacré caractère sur cette deuxième étape. Le benjamin de la course, 20 ans, n’était pas satisfait de sa première étape. Il a donc haussé son niveau de conduite pour reléguer ses plus proches adversaires à près de 100 milles. Le jeune skipper d’Emile Henry a joué la carte de l’audace. De son propre aveu, il a poussé très loin les limites de ce que pouvait encaisser son bateau. Barrant de préférence la nuit pour essayer de prendre le meilleur sur ses concurrents, il n’a pas hésité à se faire mal. Au final, c’est une victoire sans contestation possible qu’il s’offre devenant le plus jeune vainqueur qu’ait jamais connu la Mini-Transat.

​​​​​​​Erwan Le Draoulec à son arrivée

« J’avais emmené un livre, je n’ai jamais pensé à le lire. Je barrais, je mangeais, je dormais, je faisais mes besoins, une véritable vie animale. C’était un cauchemar, le bateau était trempé en permanence. Je n’ai jamais affalé, j’allais à l’avant pour consolider mon bout-dehors. Pour dormir quand j’étais sous pilote, je mettais mon casque avec des livres audio, j’ai réécouté tout Harry Potter. C’était le seul moyen d’éviter le stress alors que le bateau filait parfois à 18 nœuds sous pilote. Mais je n’ai jamais rien lâché. Il y a juste les deux derniers jours où dans les grains j’ai affalé le grand spinnaker.

Je me disais que ce serait trop bête si proche du but de tout casser. Mais auparavant, j’ai vraiment attaqué. Je savais que je risquais de démâter, mais j’étais parti dans l’idée que je n’avais que vingt ans, et que j’aurais l’occasion d’en refaire une de Mini-Transat. Je n’en ai pas profité, je n’ai pas eu de plaisir. J’aimerais bien retraverser l’Atlantique, mais tranquillement pour profiter. Le moment clé de la course, ce fut juste après le passage du Cap-Vert. Avec Clarisse, on a bien négocié le dévent des îles et à la nuit tombée, j’ai attaqué comme un fou, d’autant plus que je savais que Tanguy Bouroullec s’en était moins bien sorti. Cette nuit-là, j’ai fait des pointes à 23 nœuds.

C’est incroyable ce qu’on peut leur faire subir à ces bateaux. Ensuite, dans mon coin, je n’appelais plus personne, je me suis préoccupé de ma course uniquement. Le résultat est là, mais j’étais tellement sous tension que je n’ai pas vraiment eu de plaisir.. »

 



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