Mission microplastiques pour Tara

La goelette Tara se lance une nouvelle mission, aux origines de la pollution plastique

La Fondation Tara Ocean lance sa nouvelle campagne. Celle-ci part à la recherche des origines de la pollution plastique, sur 10 fleuves européens.

Depuis 2010, la goélette Tara prélève des microplastiques (de 0,2 à 5 mm de diamètre) dans ses filets à l’occasion de ses différentes expéditions. Et du plastique, il y en a… La nouvelle mission de la goélette Tara est d’identifier les sources, prédire le devenir et évaluer l’impact des plastiques de la terre vers la mer.

Les microplastiques, la pollution invisible

Si de nombreuses études en Europe et dans le monde permettent déjà de caractériser les flux de déchets en milieux aquatiques (eaux de mer, eaux littorales, eaux de transition comme les estuaires et lagunes, fleuves), elles se concentrent le plus souvent sur les macrodéchets (> 2 cm). Ces déchets se retrouvent, parfois sur nos côtes, mais souvent en plein milieu de l’océan.

Si nettoyer les plages est une solution, et important, les solutions pour nettoyer de grosses quantités de plastiques, en plein milieu de l’océan est une autre histoire. Et ces déchets se dégradent.
Issus de la dégradation de ces macrodéchets plastiques, les microplastiques ont de nombreuses interactions avec les organismes marins : dispersion d’espèces potentiellement invasives ou pathogènes fixées sur les plastiques, accumulation de produits toxiques dans la chaîne alimentaire, etc.

Les solutions sont en amont

Le but de cette mission, pour la goélette Tara, est donc de mener une nouvelle enquête pour tenter d’identifier l’origine terrestre des matières plastiques retrouvées en mer. Biologistes marins, écotoxicologues, océanographes, modélisateurs, chimistes et physiciens composeront une équipe interdisciplinaire d’une quarantaine de scientifiques au sein de cette mission.

Deux objectifs scientifiques communs :

1. Identifier les sources de pollution, comprendre leur fragmentation dans les fleuves et prédire leur dispersion vers l’Océan
2. Comprendre leurs impacts sur la biodiversité marine et leurs effets sur la chaîne alimentaire

L’échantillonnage est prévu à l’embouchure de 10 des 15 principaux fleuves d’Europe : la Tamise (Angleterre), l’Elbe et le Rhin (Allemagne), la Seine, la Loire, la Garonne et le Rhône (France), le Tage (Portugal), l’Èbre (Espagne) et le Tibre (Italie). La goelette quittera son port d’attache de Lorient le 23 mai. En attendant, prenez soin, vous aussi, de l’environnement lors de vos escales, ou en mer.

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