Normandy Channel Race, une classique de la class40

Class 40 OBPORTUS IV, skippers Olivier Roussey et Philippe Burger, le 14 Mai 2017, au départ de la Normandy Channel Race - Photo Jean-Marie Liot / NCR2017
Class 40 OBPORTUS IV, skippers Olivier Roussey et Philippe Burger, le 14 Mai 2017, au départ de la Normandy Channel Race - Photo Jean-Marie Liot / NCR2017

La 9ème éditon de la Normandy Channel Race proposera, aux prétendants à la Route du Rhum, une occasion de se jauger et de montrer ses forces.

La Class40 connait une embellie sans précédent, ces dernières années. Entre les nouveaux bateaux, les nouveaux coureurs et de nouveaux partenaires, la dynamique est là. A tel point que la Classe pourrait aligner pas moins de 57 bateaus lors de la prochaine Route du Rhum en novembre prochain.

La spectaculaire évolution des Class40 qui séduit saison après saison des skippers talentueux venus du monde entier, ajoutée à la délicieuse complexité du parcours, garantissent édition après édition une Normandy Channel Race palpitante, incertaine et débridée, du coup de canon aux franchissements de la ligne d’arrivée. La grande classique normande consacre ainsi depuis près de 10 ans des skippers capables de briller ensuite, à l’instar des Thomas Ruyant, Tanguy Delamotte, Sébastien Rogues, Jorg Riechers ou Phil Sharp… sur tous les supports océaniques.

Qui pour succéder à Phil Sharp?

Le palmarès de la Normandy Channel race échappe depuis 2015 aux navigateurs Français, preuve de la belle internationalisation de la Classe, et de l’attraction qu’exerce l’événement voulu et créénormandy channel race par Manfred Ramspacher en 2010. Une belle armada de voiliers battant pavillons étranger est attendue, où figureront Japonais, Allemands, Belges, Néerlandais et Italiens, tous armés pour prolonger cette hégémonie internationale. 30 skippers ont donc répondu à l’appel de la Normandy Channel Race 2018, et son millier de milles enchanteurs en Manche et Mer d’Irlande.

Si des aléas peuvent toujours peser sur quelques projets dans la dernière ligne droite, l’organisation demeure confiante en un plateau record, plusieurs skippers continuant d’afficher leur puissant intérêt pour l’épreuve. Croissance exponentielle d’une class40 de plus en plus attractive, pour de multiples raisons sportives ou économiques, attirance d’un parcours original d’une diversité extrême propice aux coups de théâtre, effet Route du Rhum, … quelle qu’en soit la raison, le printemps normand s’annonce bouillant depuis les plages du Calvados jusqu’aux falaises irlandaises et retour. Comme chaque année, nombreux sont les prétendants, et immense est l’incertitude du résultat. Car comme le souligne à l’envie Halvard Mabire, Président de la Classe40, « Sur une Normandy Channel race, ce n’est pas forcément le bateau de l’année ou le plus gros budget qui l’emporte! »

Il faudra compter sur eux…

Brillant vainqueur de la dernière Transat Jacques Vabre, Maxime Sorel (V and B) apprécie particulièrement la affiche-normandy channel raceNormandy Channel Race pour son exigence de polyvalence, chez les marins comme pour les bateaux. Après deux places de 3ème en 2016 et 2017, le Malouin lorgne avec envie sur la plus haute marche du podium : « Nos nombreuses modifications effectuées sur V and B en 2017 ont montré leur efficacité entre Le Havre et Salvador de Bahia l’automne dernier. Je reviens à Caen avec des ambitions assumées de victoire. Je n’ai pas encore défini qui sera mon binôme. Il devra être un compétiteur acharné car cette épreuve ne pardonne aucun relâchement. » Une ambition de victoire que partage nombre de protagonistes de la classe, à commencer peut-être par Louis Duc et Aymeric Chappelier, aux commandes de deux des voiliers les plus récents de la Classe, Carac et Aïna Enfance et Avenir. Les deux hommes insistent sur la qualité du plateau qui va les contraindre à tirer le meilleur parti de leurs montures :

« On attend à Caen tous les prétendants à la Route du Rhum » souligne le Normand Louis Duc, « et ils sont nombreux. Bien malin qui peut seulement pronostiquer le podium. La Normandy Channel Race est une course de fourbes » muse Louis. « Il se présente tant de coups météos tordus, qu’il faut être diablement inspiré pour s’en sortir. C’est une course idéale pour jauger les bateaux et les faire évoluer, notamment lors de la traversée de zones de transition. Les Class40 sont très violents et nos principaux travaux de l’hiver portent sur la mise en sécurité du cockpit, avec la pose de mains courantes et de mousses protectrices. »

Si les bateaux les plus récents attirent naturellement les faveurs des suffrages, la spécificité de la Class40 est aussi la belle longévité de ses unités. On ne peut ainsi, caprices du parcours obligent, exclure des accessits des navigateurs aussi expérimentés que le duo Miranda Merron-Halvard Mabire (Campagne de France), malheureux sur la Transat Jacques Vabre et en quête de rachat. Les Normands de Normandie-Evernex ont impressionné entre Le Havre et Salvador. Ils auront à coeur de briller au printemps prochain en leur jardin anglo-normand. Et comme les années précédentes un classement Vintage valorisera les Class40 de cette catégorie où la concurrence ne sera pas moins rude.

La Normandy Channel Race en chiffres

Dates : Du 24 mai au 3 juin 2018 à Caen

1 000 milles de course

Entre 5 et 7 jours de course

Entre 25 et 30 participants

Trois femmes : Miranda Merron (GB)), Morgane Poupon (FR), Claire Pruvot (FR)

7 équipages Normands

5 Nationalités



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