Un bon printemps pour le Pôle Finistère Course au Large !

voiliers imoca au près

La Transat anglaise est une étape intéressante dans la préparation d’un Vendée Globe. Les cinq skippers du Pôle France Course au Large alignés sur le départ, l’ont bien compris. Ils tenteront d’engranger de la confiance à six mois de la grande messe. Mais les 60 pieds ne sont pas les seuls à disputer cette grande classique de la Course au Large. Les ULTIM, eux aussi sont de la partie ! Et pour la première fois, c’est sous le regard aiguisé du directeur du Pôle et de son staff qu’ils ont préparés une épreuve de leur calendrier.

La Transat anglaise, un objectif intermédiaire dans la préparation du Vendée Globe
C’est le temps fort de ce mois de mai. Le départ de la Transat anglaise, a été donné, ce lundi,devant Plymouth. Jugée difficile, cette course de 3050 milles en direction de New-York, est une formidable occasion de se jauger à six mois du Vendée Globe. «Les bateaux les plus aboutis vont s’affronter sur une course qui résume toutes les difficultés du Vendée Globe. Il va falloir trouver le bon compromis entre la fiabilité du bateau, la sécurité, et la régate pure » souligne Jeanne Grégoire. Avec cinq coureurs engagés dans la classe IMOCA, le Pôle Finistère Course au Large suivra de près les résultats de cette épreuve, qui à coup sûr, sera riche en enseignements : «Les foilers ont un peu gommé leurs différences aux allures de prés, et les bateaux de l’ancienne génération ont optimisé leur potentiel sur des allures de reaching, même si, pour moi, au final, c’est le marin qui fera la différence», confie Christian Le Pape , présent à Plymouth, dans le souci d’offrir une préparation optimale : «Ne pas venir au départ, reviendrait pour un entraîneur de foot, à ne pas se trouver sur le bord du terrain au coup d’envoi du match. Les dernières 24 heures sont toujours très intéressantes pour vérifier que notre travail correspond aux besoins de nos skippers.»

Les Ultim, où l’opportunité de se maintenir à un niveau d’excellence   
Pour la première fois cette année, le Pôle Finistère Course au Large accompagne aussi les skippers de la class ULTIM sur cette Transat Bakerly. Séduits par les valeurs humaines et sportives qui lient les marins du Pôle, et convaincus du savoir faire de cette structure, François Gabart et Thomas Coville ont manifesté le désir de s’entraîner, en privilégiant eux aussi, le partage d’expérience et la transmission des connaissances. Une demande que Christian Le Pape et son équipe, ne pouvaient pas refuser. «C’est un vrai challenge pour nous, mais nous avons accepté, car nous sommes en mesure  de proposer des entraînements, en garantissant la sécurité des marins et des bateaux. Ce nouvel accompagnement est une formidable opportunité de rester au contact de ce qui se fait de mieux dans la discipline. Cela nous permet d’avoir des références au plus haut niveau, de savoir ce qui est fondamental ou non pour atteindre l’excellence, et de proposer des outils adaptés aux jeunes que nous formons.»

Tandems gagnants sur la Transat AG2R : le fruit d’une préparation ciblée
Autre évènement marquant en ce début de printemps, le formidable tour de force des coureurs du Pôle Finistère Course au Large sur la Transat Ag2R.  Pas moins de quatre tandems se sont glissés dans le top cinq de cette course en double remportée par Thierry Chabagny et Erwan Tabarly. Vitesse, petits placements, et endurance ont fait la différence sur cette épreuve pleine d’intensité. Et à ce petit jeu, les coureurs du Pôle étaient bien préparés. «Je ne regrette pas les entrainements intensifs que l’on a fait cet hiver. Je me souviens d’une sortie de quatre heures, dans 55 nœuds de vent, par deux degrés. Nous avons aussi beaucoup insisté sur la prise de décision à deux. C’est un exercice difficile, mais primordial, car un binôme ne se résume pas à l’addition de deux solitaires » souligne Jeanne, qui avait pris soin de mettre l’accent sur ce point à l’entraînement.

Pour terminer, on soulignera le doublé d’Anthony Marchand et de Corentin Douguet, qui ont trusté les deux premières places de la Solo Maitre Coq, en Vendée. Ces deux coureurs expérimentés «ont fait le job», et tenu leur rang. Du côté des bizuths, Aymeric Decroocq, s’est hissé sur la troisième marche du podium dans une catégorie où cette année, le niveau s’annonce relevé. De bon augure pour le skipper Espoir Bretagne – CMB, qui dispute sa toute première saison en Figaro Bénéteau.

source: Rivacom

 



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