Des rivières à l’Océan, l’enquête de Surfrider sur les déchets

des déchets sur des plages

La Fondation Surfrider a mené une enquête afin d’identifier et analyser les déchets arrivant sur le littoral et polluants les océans. Cette enquête s’intéresse aux déchets arrivant par les rivières.

80% des déchets océaniques proviennent des continents. Pourtant, peu d’études scientifiques existent pour identifier l’origine précise de ces déchets. Pour combler ce manque, Surfrider Foundation Europe lance en 2013le projet Riverine Input, visant à identifier et analyser les déchets présents dans les rivières.
Avec près de 90% de déchets plastiques, les incivilités, l’industrie mais aussi la réglementation des décharges légales sont en cause.«Un déchet jeté dans le lit d’un cours d’eau, c’est un déchet qui se dirige vers l’océan. Nous travaillons depuis notre création sur la problématique des déchets aquatiques. Pour comprendre et lutter plus efficacement contre cette pollution massive de l’océan nous avons décidé d’étendre notre étude aux rivières. Nous devons agir dès l’amont pour stopper l’arrivée des déchets dans l’océan» explique Gilles Asenjo, président de Surfrider Foundation Europe.

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Pour mener à bien le projet Riverine Input, une fois par mois pendant 3 ans, une équipe de Surfrider, appuyée par des bénévoles, collecte, trie et analyse les déchets retrouvés sur 8 points de collecte choisis dans les Pyrénées, le long de l’Adour et ses affluents. Un protocole spécifiquement créé permet en 2016 de dévoiler des premiers résultats scientifiques. Sur les 80 000 déchets analysés, 88% sont des plastiques et polystyrènes, 2,5% sont constitués de métal, 1,6% de verre, 2% de matériel sanitaire ou médical. Cotons-tiges, bouteilles et sacs plastiques, mégots, produits médicaux
mais aussi…poupées et jouets d’enfants constituent autant de déchets aquatiques recensés.

Des solutions concrètes pour limiter les déchets

Depuis 2008, les déchets aquatiques sont reconnus comme une pollution par la réglementation européenne concernant le milieu marin. Si l’usage des sacs plastique à usage unique est progressivement réduit au sein de l’Union européenne, la menace vient toujours notamment des cotons-tiges, couverts en plastique, lingettes et mégots de cigarettes.« Incivilités individuelles, problèmes de traitement des eaux usées, activités industrielles et agricoles sont autant de causes cumulées à la présence des déchets dans les rivières. Nous avons également constaté de nombreux écueils en termes de réglementations et de gestion de certaines anciennes décharges, possédant pourtant des autorisations en règles » explique Cristina Barreau, coordinatrice du programme déchets aquatiques.« Ce qui ressort de ces trois années d’études c’est qu’au final nous avons tous une part de responsabilité, citoyens, décideurs politiques et industriels.»
logo surfriderLa corrélation entre rivière et océan est aujourd’hui indiscutable. Grâce à cette étude, Surfrider a identifié les sources principales de pollution, l’objectif est désormais d’agir à ces niveaux-là pour trouver des solutions durables.
Retrouvez l’histoire de Riverine Input et les résultats détaillés sous le format enquête policière
menée par Surfrider:



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