Route du Rhum, le point du vendredi

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photo: Alexis Courcoux

La route du Rhum n’a pas failli à sa réputation et a mis les corps, les bateaux et les esprits à rude épreuve. 5 jours après le départ, la course donne quelques indications.

La Route du Rhum est une transatlantique pas comme les autres. Comme à chaque édition, elle casse les hommes et les bateaux. De nombreux prétendants à la victoire sont déjà rentrés sur le continent avec ou sans leur bateau. Samantha Davies et Jérémie Beyou ramènent leur Imoca en Bretagne quand Armel Le Cléac’h doit laisser le sien derrière lui après un chavirage. D’autres skippers se sont cachés quelques jours avant de repartir comme jean Galfione.

3 zones de courses pour les survivants

La course est découpée en trois secteurs. Entre la pointe bretonne et la ligne Lisbonne-Açores, une douzaine de solitaires encaisse les coups de butoir d’une mer qui commence à être franchement mauvaise. Les deux Multi50 de Thibaut Vauchel-Camus et d’Erwan Le Roux (pilotes hors service) doivent le constater, eux qui font route vers Sao Miguel pour réparer…

Du côté du Portugal, la situation est un peu moins râpeuse : certes, l’océan est encore victime de soubresauts dissonants mais au moins la brise s’avère plus maniable. Les ridicules focs de tempête fluo ont laissé place à des toiles plus conséquentes. Le navigateur arrive cette fois à faire chauffer un bol de soupe, à changer de polaire, à ranger les fonds noyés d’embruns et de bric-à-brac emporté par un violent choc aussi soudain qu’imprévu.

Les deux petits trimarans jaunes, sisterships du premier vainqueur de la transat en solitaire de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre, voient ainsi le bout du tunnel : François Corre et Loïck Peyron ne sont pas loin de naviguer de conserve au large de Lisbonne.

Sur ce tropique du Cancer, les alizés prennent le relais. D’abord poussifs avec un flux de secteur Nord, prenant du coffre en basculant au Nord-Est, puis s’orientant lentement à l’Est en forcissant. Toute la difficulté de cette deuxième moitié du parcours : François Gabart et Francis Joyon en ont conscience, eux qui cherchent à glisser le plus directement possible vers la Guadeloupe. Un challenge dans cette brise irrégulière où des nuages insignifiants se mutent en grains violents. Surtout lorsqu’on sait que les Antilles sont actuellement noyées sous des trombes d’eau !

Toutes les infos sur la Route du Rhum sur le site de la course.

 

 



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