Une Solitaire Urgo Le Figaro internationale

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© A.COURCOUX

Six nations différentes seront représentées lors de la Solitaire URGO Le Figaro, dont le départ sera donné de Bordeaux en juin.

Trois Anglais, un Tchèque, un Turc, une Suissesse, une Franco-Américaine et 36 Français prendront le départ de la Solitaire URGO Le Figaro cette année. La course affiche, une nouvelle fois, un plateau très ouvert sur l’international. Un gage de qualité et d’attractivité qui vient conforter son titre de « reine des solitaires ».

Pour Tolga Ekrem Pamir – Freedom Services à domicile – 1 jour, 1 homme, 1 arbre (3ème participation) qui s’est installé en France en 2005 pour pouvoir vivre pleinement sa passion, participer à cette course est également un bon moyen d’essayer de faire naître des vocations en Turquie. « Le Figaro n’existe pas en Turquie. Là-bas, la voile n’est pas un sport très médiatique et elle est assez peu pratiquée dans les clubs. Je suis son seul porte-parole dans le pays. J’espère que mes participations à la Solitaire et celle des autres marins étrangers feront naître des vocations. Je serais heureux de voir un jour d’autres coureurs Turcs sur la course ».

Selon Justine Mettraux – TeamWork, qui disputera sa 2ème Solitaire du Figaro cette année après une 3e place chez les bizuths et une 27e au général en 2016, avoir six nationalités représentées sur la course est très positif. « Cela devrait l’aider à se faire davantage connaître à l’étranger. Lorsqu’on est pas français, on se rend compte que la Solitaire URGO Le Figaro n’est pas très connue à l’étranger, alors qu’il s’agit pourtant d’une épreuve majeure de la course au large ».

Pour Nathalie Criou – Richemond Yacht Club Foundation, qui habite à San Francisco, pouvoir participer à la Solitaire est un challenge à bien des égards, et donc une victoire en soi. Car il y a l’international et l’international. « Si on habite dans le Sud de l’Angleterre ou en Asturies, ce n’est pas beaucoup plus compliqué qu’habiter en Bretagne, sauf pour la langue. Pour ma part je n’ai pas de problème de barrière de la langue, mais lorsque l’on vit à 10.000 km de la ville de départ, ce sont les barrières logistiques qui deviennent énormes. À chaque déplacement, il faut compter quatre jours de voyage aller et retour. Côté budget, c’est également bien plus compliqué », rappelle-t-elle. Si la coureuse franco-américaine regrette qu’il n’existe pas d’équivalence avec certaines courses étrangères pour obtenir sa qualification, elle salue néanmoins l’aide que lui apporte la direction de course pour effectuer ses démarches. « Francis Le Goff et son équipe passent beaucoup de temps à m’aider, pour s’assurer que je puisse prendre le départ et faire la course dans de bonnes conditions. C’est vraiment extraordinaire pour une épreuve de cette envergure, surtout quand on considère le nombre de paramètres qu’ils ont à gérer », souligne-t-elle.

L’Angleterre en force

Outre la France, c’est l’Angleterre qui trust la deuxième place des nations dans la liste des inscrits et ce depuis plusieurs années maintenant. La Solitaire URGO Le Figaro s’est vue accueillir jusqu’à huit Britanniques en 2015.
Si l’épreuve ne fera pas escale outre-manche cette année, ils seront tout de même trois Anglais à s’aligner sur la ligne de départ, dont Alan Roberts, qui a posé son sac étanche en Bretagne l’an dernier pour intégrer le pôle Finistère Course au Large. Auteur d’un début de saison en demi-teinte, Alan, 16e l’an dernier et 9e en 2015 se réjouit de l’internationalisation de la course. « Longtemps, la Solitaire était une course plutôt franco-française. Qu’il y ait six nationalités représentées cette année est forcément une bonne nouvelle pour le rayonnement de l’épreuve. J’espère que le nombre de marins étrangers continuera d’augmenter à l’avenir ».

Il reste désormais un mois pile avant le coup d’envoi de la 48e édition de la Solitaire URGO Le Figaro. Cinq semaines que les marins de tous horizons mettront à profit pour tirer les leçons d’un début de saison qui a commencé sur les chapeaux de roues pour certains, un peu plus doucement pour d’autres. 30 jours pour peaufiner les derniers détails et s’offrir quelques dernières navigations.



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