The Sea Cleaners, le financement avance vite

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Yvan Bourgnon, au cours de ses différentes traversées, a été régulièrement confronté  à la pollution océanique. Avec la création de son association « THE SEA CLEANERS », il se lance dans la construction d’un navire révolutionnaire, collecteur de déchets plastiques. Une campagne de crowdfunding, a démarré le 14 octobre.

Un constat effrayant

Les déchets plastiques sont un véritable drame pour l’écosystème, et notamment celui de nos océans. Tout le monde en convient. Nous connaissons tous le 5éme continent, l’impact sur les tortues, les micro déchets,… La démographie croissante près des côtes et les comportements humainsnettoyage-plastique permettent de penser que sans une action de la part des individus et des pouvoirs publiques, la situation ne s’améliorera pas . Les plastiques rejetés dans l’océan, en majeure partie par les populations côtières, se concentrent très rapidement dans certaines zones, au gré des courants et des catastrophes naturelles. Une collecte, au plus près de la source, et donc des côtes, doit donc être envisagée avant qu’ils ne se dispersent, se réduisent ou ne rejoignent les fonds océaniques.

Fort de ce constat, Yvan Bourgnon et son équipe au sein de l’association « THE SEA CLEANERS », composée de Patrick Fabre (Fondateur de l’ONG OCEANOPLASTIC) et Jérôme Vollet (Designer et ingénieur naval – CEO d’ESY CONCEPT) lancent un projet voué à la conception d’un navire révolutionnaire qui offrira la mobilité nécessaire pour aller au plus près des déversements.

Un quadrimaran nommé Manta

Ce bateau imaginé par Yvan Bourgnon et l’équipe de The Sea Cleaners doit son nom à la raie Manta pour sa capacité à filtrer l’eau. Ce navire sera capable de collecter les plastiques océaniques, près des côtes, c’est à dire au plus près de la source de déversement. En effet, seul un navire offre la mobilité nécessaire aux déplacements rapides vers les bancs de plastiques encore concentrés par les vents et les courants, avant qu’ils n’entament leurs dérives océaniques vers les « continents de plastique ». En terme de propulsion, l’utilisation de Kite Wing (cerf-volant) combinée à un système de gréement supportant des voiles classiques, auquel s’ajoute un bloc propulseur hybride, permettra de réduire l’empreinte carbone à son strict minimum.

Un système de collecte inédit

Une rampe de collecte inédite de près de 72m de large permettra de collecter les macro-déchets sans atteinte à la faune aquatique. Ce système biomimétique inspiré des fanons de baleines sera repliable pour les passages de canaux (tels que Panama) et approches portuaires. A bord, un réseau de tapis roulants acheminera les macro-déchets vers les cuves de stockage. Le Manta peut stocker dans ses cuves jusqu’à 300m3 de plastiques, les campagnes de collectes dureront de quelques jours à plusieurs semaines. Un dispositif électronique d’émissions sonores permettra l’éloignement de la faune marine à l’approche du navire, afin d’éviter la pêche accidentelle.

Des données collectées indispensables à l’analyse du phénomène

Toutes les collectes seront géolocalisées, évaluées, analysées avant recyclage. Les données seront formalisées à bord et transmises à la communauté scientifique internationale. Elle viendront compter les premières observations effectuées et autres données hauturières réalisés par échantillonnage dans les gyres océaniques.

Pour financer son projet, l’association “The sea Cleaners” a lancé une opération de crowdfunding, via KissKissBankBank afin de trouver les partenaires pour effectuer les études détaillées, les essais en bassin de carène, et enfin de lancer la construction du Manta.



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