Panerai Transat Classique, Transat version Yachting

depart transat classique
©James Mitchell

La 4eme édition de la Panerai Transat Classique est partie de Lanzarote, ce 8 janvier 2019. Une vingtaine de voiliers classiques vont rejoindre l’archipel de Saint-Kitts et Nevis pour une grande classique des yachts.

Organisée par l’Atlantic Yacht Club, la Paneira Transat Classique est un des grands événements du yachting Classique. Cette transat réunie plusieurs dizaines de beaux yachts et goélettes pour une transat de 3000 miles ou la course est aussi intense que l’ambiance. La Paneira Transat Classique est réservée aux voiliers construits avant le 31 décembre 1976, substantiellement conformes à leurs plans d’origine, soit construits à l’unité, soit produits en série limitée non industrielle.

Un Départ canon

Ils ont beau partir pour 2 800 milles (5 200 km) de course, les concurrents de la Panerai Transat Classique 2019 étaient groupés sur la ligne de départ. Au coup de canon libérateur, à 14h00 UTC, portée par un vent d’Est établi à 8 nœuds, l’étrave de Coch y Bondhu se trouvait bien positionnée en milieu de ligne, précédant d’une demi-longueur Stiren, tandis que Glen Maël,

depart transat classique
Ⓒ James Mitchell

Hilaria et Bryell II étaient au contact au bateau comité. Aramis se décalait un peu sous le vent et l’immense goélette Xarifa avait bien géré son placement et son lancement pour venir se mêler à la bagarre. Seul Eilean jouait la sécurité et passait la ligne avec un peu de retrait sur ses concurrents. Hélas, un concurrent manquait à l’appel : un problème mécanique contraignait Lys a retardé son départ de Marina Lanzarote, mais il devrait se lancer à la poursuite de ses concurrents en fin de journée.

Stiren prenait l’avantage sur Coch y Bondhu avant la bouée au vent et envoyait le spi en enroulant cette dernière marque de parcours avant Saint Kitts. Hilaria poussait aussi le bateau italien à la faute, celui-ci laissant Bryell II et Glen Maël le passer à l’intérieur. Le ballet de l’envoi des spis permettait aux équipages de faire preuve de leur motivation et de leur efficacité. Peu à peu les grandes bulles colorées prenaient le cap à l’Ouest, sans qu’il soit encore possible de déterminer le choix des différents concurrents.

Destination l’archipel de Saint-Kitts et Nevis

Au départ de Lanzarote, aux Canaries, la course mènera la flotte vers l’archipel de Saint-Kitts et Nevis, situé à 80 milles dans le nord-ouest de la Guadeloupe et à une quarantaine de milles au sud-est de Saint-Barth.

archipel de Saint-Kitts et NevisPour l’histoire, ces îles sont parmi les premières terres à avoir été découvertes par les Européens et elles viennent de fêter leurs 35 ans d’indépendance. Avec 35 000 habitants sur St Kitts et 15 000 sur Nevis, les visiteurs sont sûrs de trouver un accueil chaleureux de la part de la population locale.

De beaux yachts et un haut niveau

yacht sur la transat classique
©James Mitchell

Stiren, un plan Stephens et vainqueur de la première édition en 2018, sera de retour. Ce superbe yawl dessiné en 1959 par Olin Stephens sera sans doute le bateau le plus dangereux, avec Sydney Gavignet à son bord. Le plan Fife de 1914 Sumurun et Khayyam, cotre bermudien de 1939 et autre plan Stephens, seront l’autre grand prétendant à la victoire.

Philippe Monnet, ancien recordman du tour du monde à l’envers, engagé avec son propre voilier, Lys (Stephens-Sangermani, 1955), sera lui aussi sur la ligne de départ.

Le ketch italien Coch y Bondhu (R. Paul & L. Giles, 1936), a connu une préparation intense avec d’importants travaux d’améliorations et une longue navigation (2 400 milles pour rejoindre Lanzarote) : son équipage de marins aguerris ne s’en laissera pas compter.

La motivation de l’équipage d’Hilaria (Sparkman & Stephens, 1953) sera aussi la force de cet élégant yawl – sans doute le gréement préféré d’Olin Stephens – habitué des podiums des régates classiques méditerranéennes.

Pour Aramis (F. Maas, 1964), bateau porteur d’un beau projet de navigation familiale, la Panerai Transat Classique permettra à son équipage de réaliser le rêve de tout marin, traverser l’Atlantique, qui plus est en course, et son « moderne » spi à tuyères, utilisé par Éric Tabarly, démontrera que les classiques ont été innovants en leur temps.

Proches en taille et en année de lancement, Bryell (F. Maas, 1968) et Glen Maël (Sparkman & Stephens, 1973) n’auront de cesse de prouver que les David, prêts à bien des sacrifices pour participer à cette épreuve mythique, ne craignent toujours pas les Goliath : les écoutes entre les dents, ils ne lâcheront rien.

Enfin, voilier ambassadeur de Panerai, Eilean (W. Fife III & R. Balderton Fife, 1936) ne se contentera pas d’une simple figuration et le dragon doré gravé à son étrave va se montrer tout feu tout flamme.



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