Transat Jacques Vabre, point à mi parcours…ou presque

Photo sent from the boat TeamWork40, skippers Bertrand Delesne and Justine Mettraux, on November 9th, 2017 -
Photo TeamWork40

La semaine est passée vite pour les skippers de la transat Jacques Vabre. Les ultims entamment la deuxième moitier du parcours quand les class40 terminenet le premiers tiers.

Partis du Havre il y a cinq jours, les Ultimes ont déjà bouclé 60 % du parcours, les Class40 un tiers. Les Multi50 et Imoca approchent de la moitié. Tout va décidément  très vite sur l’Atlantique et l’actualité des classements en tête de chaque flotte en ferait presqu’oublier quelques trajectoires spectaculaires.

Duel au soleil.

Il tient en vitesse pure Sodebo Ultim. Après avoir refait une partie de son retard grâce à un petit décalage ouest cette nuit, le Maxi Edmond de Rothschild plafonne (si l’on peut dire) à 32 nœuds, dans des conditions idéales de glisse. Alors qu’en début de course, Sébastien Josse et Thomas Rouxel volaient avec un avantage qui a pu atteindre 4 nœuds sur le tandem Coville-Nélias, force est de constater que les deux trimarans sont sur un pied d’égalité. Petit pépin technique à bord du foiler ? Allure plus conservatrice à cause de la fatigue accumulée ? Prise de risque maximale sur Sodebo Ultim ? Peut-être un peu de tout ça… Rien n’a filtré en tous cas des vacations. La proximité des deux Ultimes en approche du Pot au noir promet une régate âpre jusqu’au bout.

FenêtréA- Mix Buffet fait le break

Second avec 10 milles de retard à 5 heures, mais parfaitement décalé dans l’ouest, FenêtréA-Mix Buffet a mis le clignotant à droite. A 16 heures, il devance Arkema de 33 milles. Belle option qui devrait se confirmer dans des conditions qu’affectionne tout particulièrement le plan VPLP d’Erwan Leroux et Vincent Riou.

Dick-Eliès intraitables

En tête des Imoca, St Michel-Virbac continue de grignoter à chaque pointage quelques milles. Le leader a navigué un nœud plus vite sur 24 heures que les autres foilers. Le décalage de Des Voiles et vous ! dans l’est commence à faire du mal au tandem Lagravière-Péron relégué à plus de 80 milles. Deuxième à plus 50 milles, SMA s’accroche et espère que la zone de molle des prochaines 24 heures leur permettra un retour.

Cavalcade

Les Class40 n’en finissent pas de nous surprendre. Derrière Imerys Clean Energy (Phil Sharp, Pablo Santurde), impressionnant de régularité, trois bateaux continuent de s’accrocher  à des vitesses stupéfiantes. V and B, Aïna Enfance et Avenir et TeamWork40 sont les seuls à tenir la cadence au large de Madère. Ces bateaux ont enregistré des pointes jusqu’à 28  nœuds au GPS ! Pas étonnant que le record des 24 heures ait été battu…

Record

377,7 milles en 24 heures (15,7 nœuds de moyenne) ! V and B de Maxime Sorel et Antoine Carpentier signe un nouveau record de distance en Class40 entre le 8 et le 9 novembre (le record était jusqu’alors de 373, détenu  par Gonzalo Botin sur Thalès II)

Oldies but goodies

Si l’on rapporte la vitesse des bateaux à leur date de lancement, nul doute que Vivo A Beira mérite un coup de chapeau. Sur leur vieux plan Lombard de 2004, le tandem Yoann Richomme-Pierre Lacaze fait un début de course impeccable en Imoca, reléguant trois bateaux de la génération suivante dans son tableau arrière. Au classement de la génération 2007, Bastide Otio (Kito de Pavant, Yannick Bestaven) et Generali (Isabelle Joschke, Pierre Brasseur) l’emportent assez nettement pour l’instant.



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