Yoann Richomme, favori pour la Route du Rhum en Class40

Yoann Richomme en entrainement sur son class40
Photo: Sealaunay

Yoann Richomme est un des grands favoris de la Route Du Rhum, en class40. Un skipper à suivre sur cette transatlantique et…après.

Le niveau de la Classs40 est de plus en plus élevé. Cette classe de voiliers attire des skippers de plus en plus professionnels, expérimentés et d’excellent niveau. Plus de 50 bateaux seront au départ de la Route Du Rhum. Le niveau de la course sera très élevé est la compétition intense entre des skippers comme Maxime Sorel, récent vainqueur de la Transat Jacques Vabre, ou encore le Britannique Phil Sharp. Mais le skipper à suivre est sans conteste, Yoann Richomme. L’ancien vainqueur de la Solitaire Le Figaro fait, en effet, partie des grands favoris en Class40.

Le skipper du class40 Veedol – AIC est paré, et ce malgré une préparation assez tardive. Ce n’est qu’à la fin du mois de juin dernier que son bateau, un Lift40, a été mis à l’eau, et ce n’est qu’au début de cet automne que le navigateur est parvenu à boucler son budget.

Yoann Richomme, du Figaro à la Class40 en passant par l’Imoca

Après sept années passées sur le circuit des Figaro Bénéteau, ou il aura marqué les esprits en dominant le circuit, puis une saison en IMOCA clôturée par une 10e place dans la Transat Jacques Vabre aux côtés de Pierre Lacaze, Yoann Richomme choisi de se lancer en Class40. Son objectif étant, à terme, de préparer un projet Vendée globe. Il prend donc le départ de cette Route du Rhum avec pour l’ambition de la gagner.

Il lance la construction d’un Lift40, un plan Lombard, sistership du bateau de Louis Duc, qu’il met à l’eau le 29 juin de

Yoann Richomme en entrainement sur son class40 Veedol
Photo: Sealaunay

cette année. 1 mois plus tard, il s’aligne au départ de la Drheam Cup – Destination Cotentin, sa première course, qu’il remporte dans la foulée. Ce bon début sera gâché par un démâtage. Un coup de frein, à sa préparation, mais il en faut plus pour démonter le skipper qui sait que ce qui ne tue pas, rend plus fort.

« Forcément, j’ai perdu un peu de temps avec cette histoire et il se trouve, en plus, que les partenaires qui ont rejoint le projet sont arrivés tardivement mais aujourd’hui je suis globalement prêt. J’ai eu juste le temps qu’il me fallait pour être dans les clous. A présent, les choses commencent à être propres même si, dans ce type de projet, on voudrait toujours avoir plus de marge. Là, en l’occurrence, j’aurais aimé profiter de plus de gros temps pour m’entraîner et pousser davantage le bateau, même si j’ai quand même réussi à saisir quelques créneaux de vent fort. C’est un peu dommage mais c’est comme ça et ça ne m’empêche pas de me sentir bien », assure le skipper de Veedol – AIC qui ne perd pas de vue son objectif de victoire à Pointe-à-Pitre et assume parfaitement l’étiquette de favori que lui collent à la fois nombre de ses concurrents et de spécialistes.

Content de ses choix et du bateau

« Je suis super content des différents choix qui ont été faits. Les quelques confrontations que l’on a pu faire ces derniers mois, que ce soit en course ou en stage d’entraînement, ont été largement positives. Je suis aujourd’hui rassuré sur performances du bateau et son énorme potentiel car malgré le temps assez court dont j’ai bénéficié pour le prendre en main, j’ai à peu près fait le tour de tout »,

souligne Yoann Richomme, qui a calqué sa préparation sur celle qu’il a pu avoir, par le passé, sur le circuit Figaro Bénéteau, ce qui lui avait plutôt bien  réussi. Cette préparation est renforcée par l’expérience te la maturité en y apportant beaucoup de rigueur.

« J’ai beaucoup reproduit ce que j’avais pu faire lors de ma dernière année au sein du Team Macif, avec Charlie Dalin. En ce sens, j’ai notamment énormément soigné l’aérodynamisme même si je ne suis pas rentré dans le détail des réglages et du fignolage comme j’ai pu avoir l’habitude de faire auparavant. Ce qui m’aide le plus aujourd’hui, finalement, c’est le fait d’avoir fait du 60 pieds la saison dernière. J’ai vraiment l’impression que cela m’a permis de puiser de nombreux repères car l’IMOCA et le Class40 sont assez similaires en termes de comportements », note le marin de 35 ans aujourd’hui installé à Larmor-Plage, qui rentre petit à petit dans sa course.



Soyez le premier à commenter

laissez votre commentaire, donnez votre avis sur le sujet

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.