Yvan Bourgnon a franchi le passage du Nord Ouest

yvan bourgnon sur le defi bimedia
credit photo: pierre guyot-yvan bourgnon

Yvan Bourgnon vient de réaliser un des plus grands exploits maritime. Il vient de franchir le passage du Nord Ouest en catamaran de sport.

Yvan Bourgnon l’a fait. Le défi Bimedia aura été dure, très dure, mais le navigateur-aventurier a réussi à franchir ce mythique passage du Nord Ouest. C’est à minuit, vendredi dernier, qu’Yvan Bourgnon est entré dans le chenal de Nuuk au Groenland, bouclant ainsi ce défi le plus extrême de sa carrière et de sa vie. Le navigateur a traversé la mer  de Beaufort, l’Océan Arctique et la mer de Baffin, en naviguant, sur 7500km,  à plus de 600 kilomètres au Nord du Cercle Polaire Arctique. Un défi qui aura duré 72 jours

Un passage mythique

Ce passage du Nord Ouest a fait rêver, voir fantasmer nombre d’aventurier depuis des siècles. De nombreux marins et explorateurs ont disparus dans ces eaux inhospitalières, en tentant de trouver ce passage. C’est le norvégien Roald Admusen, qui en 1906, sera le premier à naviguer du Groenland à l’Alaska à l’aide d’un bateau de pêche et de deux hivernages sur place.

Le détroit de Béring, Barrows, la mer de Beaufort, le golfe d’Amundsen ou encore la baie de Baffin : autant de points de repère légendaires sur un parcours jalonné d’éléments hostiles. La pluie tout d’abord, puis le froid polaire, les blocs de glace et les nombreux cailloux qui jonchèrent sa route mais également la faune, avec une omniprésence des ours polaires de plus en plus agressifs car sous-alimentés.

Les mots du héros

« J’en ai bavé plus que je ne le pensais. Les difficultés se sont accumulées tout au long du parcours. Ce Défi a été à coup sûr le plus difficile de tous ceux que j’ai accompli sur « Ma Louloutte », mon fidèle catamaran de sport. Le plus dur, c’était ce sentiment quasiment permanent de ne pas avoir de marge de sécurité : un démâtage et je n’aurais pas eu le temps de confectionner un gréement de fortune avant d’aller me crasher sur une falaise, un dessalage et je n’aurais pas eu assez de sensibilité aux doigts pour redresser mon catamaran, une ancre qui dérape au mouillage et c’était également le drame assuré, sans moteur. J’ai été aujourd’hui aux limites de ce que l’on peut réaliser avec ce genre d’engin en solitaire.  J’ai aussi dépassé mes propres limites, et découvert la peur en mer. A cause des glaces, des tempêtes, des températures et des roches non cartographiées j’ai pensé des dizaines de fois que je ne m’en sortirais pas J’étais constamment dans cette pression de n’avoir aucun droit à l’erreur »

 

 

 



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