Quelles sont les différentes parties du mât d’un bateau?

Naviguer sur un voilier demande de maîtriser quelques notions de vocabulaire. Nous parlons du vocabulaire lié aux manoeuvres mais aussi aux différentes parties du bateau. La plaisance a son propre lexique qui permet de mieux se comprendre sur un bateau. Voyons, dans ce chapitre, les différentes parties d’un mât de bateau, son importance dans la structure du bateau et le lexique associé.

Le mât, sur un voilier, joue un rôle fondamental sur la navigation. C’est assez logique, sans mâture, pas de voiles, et sans voiles… pas de voilier. Cependant, pour les nouveaux plaisanciers, comprendre les différentes parties d’un mât permet d’avoir plus d’impact sur les performances en navigation et sur l’entretien de celui-ci. L‘univers du vocabulaire lié au mât et au gréement en général, est très complet.

Les différents types d’installation du mât de bateau et les caractéristiques des mâts

Le mât de bateau est un élément central de la navigation, dont la fonction s’étend bien au-delà du simple support des voiles. Sa conception, sa structure et les matériaux de construction utilisés influencent directement la stabilité et la répartition des charges sur la structure du bateau. Dans cette section, nous présentons les différentes configurations de mâts et leurs installations, en détaillant les principaux types et leurs spécificités.

Typologie des mâts selon l’installation et la construction

mat voilier
  • Mât haubané : Ce type de mât est maintenu par des haubans, assurant ainsi une fixation robuste et une répartition efficace des charges. C’est la configuration la plus classique. La très grande majorité de nos voiliers son équipés d’un mât et d’un gréement dormant qui peut être réglé.
  • Mât autoportant : Ne dépendant pas des haubans pour sa stabilité, le mât autoportant offre une flexibilité d’installation. Adapté aux bateaux au gréement varié, il permet l’utilisation de matériaux de construction innovants tels que le mât composite, combinant légèreté et résistance. On le retrouve sur des unités comme les Freedom, gréé en Jonque et les catboats.
  • Mâts traditionnels et modernes : Parmi les mâts traditionnels, on retrouve notamment le mât de misaine, le mât de beaupré, ou encore le mât à pible. Chacun de ces mâts s’inscrit dans une longue tradition maritime où les méthodes de construction en bois ou en métal, comme le mât en aluminium, demeurent pertinentes. Dans un contexte plus moderne, le mât en carbone ou le mât composite se développent pour répondre aux exigences croissantes en matière de performance de navigation.

Les matériaux utilisés, mât en bois, mât en aluminium, mât composite ou mât en carbone, ont un impact sur la répartition des charges et la durabilité de l’installation. La fixation, qu’elle soit renforcée par des haubans ou intégrée dans un système de gréement innovant, joue un rôle crucial pour garantir que le mât supporte efficacement les forces générées par les voiles et la voilure.

L’importance du réglage du mât via le gréement sur la performance de navigation

voiliers sous voile

L’optimisation du gréement constitue un levier stratégique pour améliorer la performance de navigation. Le réglage précis du mât, tant au niveau de son installation que de ses éléments de fixation, détermine la capacité du bateau à exploiter le vent et à maintenir un équilibre optimal en mer.

Impact sur les voiles et la stabilité

Un gréement bien réglé permet de mieux orienter les voiles, améliorant ainsi l’efficacité de la voilure et, par conséquent, la performance de navigation. Les haubans jouent ici un rôle fondamental en maintenant la stabilité du mât et en facilitant une bonne répartition des forces. Une installation maîtrisée du mât de bateau, qu’il soit haubané ou autoportant, garantit une interaction harmonieuse entre le mât, les éléments de gréement et les voiles.

Les bénéfices d’un réglage optimal

  • Flexibilité et adaptabilité : Les systèmes de réglage modernes, incluant des éléments tels que le mât enrouleur ou les mâts multiples, offrent aux navigateurs la possibilité d’adapter rapidement leur voilure pour optimiser la répartition des charges et tirer pleinement avantage des performances du bateau.
  • Amélioration des performances : En favorisant une interaction optimale entre les voiles, le gréement et les différents types de mâts – du grand mât au mât d’artimon – un réglage soigné permet d’atteindre une meilleure vitesse et une maniabilité accrue.
  • Sécurité et fiabilité : La stabilité assurée par une installation adaptée, renforcée par des éléments de fixation précis, offre une sécurité indispensable lors des passages en mer, notamment pour les voiliers naviguant dans des conditions exigeantes.

Lexique du mât d’un bateau

mât de voilier
  • Le pied de mât : C’est le point de jonction entre le mât et le pont du bateau .
  • Un mât traversant : Un mât traversant n’est pas posé sur le pont, mais sur la quille du bateau, et traverse donc la cabine.
  • Les ridoirs : les ridoirs permettent de régler la tension des haubans et des étais. Ils sont constitués d’un corps fileté (généralement en acier inoxydable) avec des écrous à chaque extrémité. Ils peuvent être équipés de crochets, de terminaisons œil, ou d’autres types de fixations pour se connecter aux câbles du gréement.
  • Le profil : Le profil du mât, également appelé la section du mât, fait référence à la forme de la partie transversale du mât d’un voilier. Il peut être rond, ovale, aérodynamique ou inversé.
  • Le capelage : Il s’agit des fixations du gréement dormant. Ces fixations permettent de renforcer le mât et de répartir les charges.
  • Le vit de Mulet : le vit de Mulet est la pièce qui permet de fixer la bôme sur le mât et d’articuler celle-ci.
  • La gorge : La gorge permet de faire glisser la Grand-voile pour la hisser.
  • Le rail : Le rail est utilisé lorsque la Grand-voile est équipée de coulisseaux. Il a la même fonction que la gorge.
  • Les barres de flèche : Les barres de flèche permettent de maintenir les haubans à une distance appropriée du mât, ce qui permet de renforcer la tenue de ce dernier, en augmentant l’angle de tension. Suivant la taille du voilier, il peut y avoir plusieurs étages de barres de flèche. Ces barres de flèche peuvent être droites, ou poussantes.
  • les réas : les réas sont les poulies qui permettent de faire circuler les gréement courant. Le réas de tête de mât permettent, par exemple, de faire circuler les drisses, pour hisser les voiles.
  • La tête de mât : Il s’agit de l’extrémité du mât. Cette pièce, souvent en plastique, permet d’installer différents éléments comme le feu de mât, une antenne, un flotteur pour les dériveurs ainsi que les réas, par exemple.
  • Les câbles : On appelle câbles, l’ensemble du gréement dormant du bateau. Ce gréement dormant peut être fabriqué de différentes manières. Il peut être monotoron, ROD ( un seul câble) ou textile.

Le gréement dormant et le réglage du mât

mât voilier

Ce mât est une pièce maîtresse pour faire avancer le bateau. Il peut être construit en bois, en aluminium, en carbone ou en composite. Dans tous les cas, il faut aussi savoir que le profil du mât, c’est à dire sa forme, peut être réglé.

Le réglage du mât permet d’agir sur l’équilibre du voilier en permettant de réduire ou d’augmenter la puissance des voiles. Nous allons dire que nous cintrons le mât.

Ce réglage du gréement dormant se fait grâce aux différents câbles, en acier ou en textile pour les voiliers de course, qui tiennent le mât.

Le réglage ne sera pas le même, par exemple, dans le petit temps ou dans le gros temps.

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