La GLOBE40, tour du monde en double sur des Class40, a entamé sa deuxième édition avec une étape majeure : le départ de Mindelo (Cap-Vert) vers l’île de la Réunion, soit plus de 7 000 milles à parcourir, l’équivalent de deux Route du Rhum mises bout à bout. Cette étape, la plus longue et la plus exigeante de l’épreuve, promet des défis météorologiques et humains intenses, dans un cadre où la compétition est plus serrée que jamais.
À retenir
- Distance et durée : 6 200 milles en route directe, probablement 7 000 milles réels, pour une trentaine de jours de mer.
- Départ : Mindelo, île de São Vicente (Cap-Vert), après une escale marquée par la solidarité envers une population touchée par la tempête tropicale Erin.
- Enjeux : Passage du pot au noir, contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène, baptême du Sud pour beaucoup, gestion du courant des Aiguilles et des dépressions australes.
- Classement serré : CREDIT MUTUEL en tête avec seulement 2 points d’avance sur BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM.
- Engouement médiatique : Plus de 400 retombées presse et près de 3 millions de vues sur les réseaux sociaux depuis le début de l’épreuve.
- Solidarité : La GLOBE40 a participé à une opération de dons de fournitures scolaires pour les enfants cap-verdiens.
Mindelo : une escale sous le signe de la résilience
L’archipel du Cap-Vert, et notamment l’île de São Vicente, a été durement touché par la tempête tropicale Erin dans la nuit du 10 au 11 août 2025. Le bilan humain s’élève à 14 morts, avec des dégâts matériels considérables : routes coupées, arbres arrachés, voitures projetées en mer, et torrents de boue. Un mois et demi après la catastrophe, la vie a repris son cours, mais les stigmates restent visibles. La population cap-verdienne a fait preuve d’une résilience remarquable, et la GLOBE40 a tenu à marquer son soutien en acheminant des fournitures scolaires pour plus d’un millier d’enfants.
Chiffres clés de la tempête Erin
| Événement | Données |
|---|---|
| Pluie en 5h | 193 mm |
| Morts | 14 |
| Déplacés | Plus de 1 500 |
| Quartiers inaccessibles | Plusieurs, notamment à São Vicente |
L’étape Mindelo – Île de la Réunion : un défi océanique
Parcours et conditions météo
Christian Dumard, consultant météo de l’épreuve, décrit une étape en plusieurs temps :
- Départ : Vents faibles de secteur Est, puis traversée du pot au noir, réputé pour ses grains et ses calmes.
- Hémisphère Sud : Long bord de reaching, puis au portant pour contourner l’anticyclone de Sainte-Hélène.
- 40èmes rugissants : Passage délicat avec dépressions à éviter et gestion du courant des Aiguilles (jusqu’à 5 nœuds), générateur de vagues scélérates.
- Arrivée : Négociation de l’anticyclone des Mascareignes et des calmes sous le vent de l’île de la Réunion, culminant à 3 600 mètres.
Tableau des défis majeurs
| Zone | Enjeu principal |
|---|---|
| Pot au noir | Grains, orages, calmes |
| Courant des Aiguilles | Vagues scélérates, méandres à slalomer |
| 40èmes Sud | Dépressions, froid, vents violents |
| Approche de la Réunion | Calmes sous le vent de l’île |
Classement et enjeux sportifs
Après le prologue et la première étape, les écarts sont minimes :
- 1er : CREDIT MUTUEL (2 points d’avance)
- 2e : BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM
- 3e : BARCO BRASIL et FREE DOM (0,5 point d’écart)
Classement actuel (top 5)
| Rang | Équipe | Points |
|---|---|---|
| 1 | CREDIT MUTUEL | X |
| 2 | BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM | X-2 |
| 3 | BARCO BRASIL | Y |
| 4 | FREE DOM | Y-0,5 |
| 5 | RADIO FREE DOM | Z |
Les Class40 : des bateaux toujours plus performants
La flotte de cette édition compte plusieurs Class40 de dernière génération, dont trois « scows » (coques larges et plates à l’avant), réputés pour leur vitesse mais dont la fiabilité sur un tour du monde reste à prouver. Ces bateaux, comme le CREDIT MUTUEL ou le BELGIUM OCEAN RACING, sont conçus pour maximiser la performance tout en respectant les règles strictes de la classe.
Évolution des Class40
- Longueur : 12,19 mètres
- Innovations : Étraves volumineuses, gréements optimisés, matériaux légers et résistants.
- Performances : Comparables aux IMOCA des années 2000, avec une accessibilité financière et technique pour les équipages amateurs comme professionnels.