Le futur patrouilleur des affaires maritimes, attribué au chantier naval SOCARENAM et au cabinet d’architecture navale MAURIC, marque une avancée majeure dans la modernisation de la flotte hauturière française. Cette initiative s’inscrit dans une volonté affichée de décarbonation et de renforcement des moyens de surveillance maritime.
Une commande pour soutenir l’industrie navale française
Annoncé ce vendredi à Boulogne-sur-Mer par Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, ce projet est confié à SOCARENAM, un chantier naval basé à Boulogne-sur-Mer, en partenariat avec MAURIC, cabinet d’architecture navale situé à Marseille. Cette collaboration met en avant les compétences nationales dans la construction de patrouilleurs. La livraison du navire est prévue pour le second semestre 2027.
Une conception axée sur la réduction de l’empreinte environnementale
Le futur patrouilleur, long de 54 mètres, représente un bond technologique en termes de propulsion et d’écoconception. Doté d’une coque en acier et d’une superstructure en aluminium, il intègre un système de propulsion hybride diesel-électrique, complété par une assistance vélique. Ce dispositif réduit la consommation d’énergie et les émissions de carbone, notamment lors des phases de mission à basse vitesse.
En outre, l’énergie embarquée sera partiellement issue de panneaux photovoltaïques, et les moteurs respecteront les normes environnementales les plus strictes (IMO TIER III).
Un outil de surveillance au service des affaires maritimes
Basé à La Rochelle, ce patrouilleur assurera des missions variées :
- Contrôle des flottilles de pêche hauturière françaises et européennes ;
- Suivi des captures accidentelles de cétacés ;
- Surveillance des aires marines protégées ;
- Contrôle des travaux marins liés à l’éolien offshore.
Ce navire remplacera l’IRIS, en service depuis 1988, et permettra une modernisation significative des moyens d’action. Il s’appuiera sur le Centre national de surveillance des pêches (CSNP) et le Centre d’appui au contrôle pour l’environnement marin (CACEM).
Une démarche exemplaire pour l’avenir maritime
Ce projet souligne les ambitions de la France en matière de protection de la biodiversité marine et de surveillance des activités maritimes. Il illustre également le soutien à la filière navale nationale, en créant des emplois et en pérennisant des compétences clés.
Agnès Pannier-Runacher a déclaré : « Ce nouveau patrouilleur conjugue décarbonation, innovation et protection environnementale, tout en soutenant l’industrie navale française. »
Avec cette initiative, la France confirme sa volonté de conjuguer défis environnementaux et performance maritime, tout en renforçant sa souveraineté en mer.