Le plein à 200 €, des sorties en mer de plus en plus rares, et ce sentiment amer de voir son bateau rester à quai… Depuis deux ans, les plaisanciers français serrent les dents. Entre la flambée des prix du carburant et l’inflation générale, naviguer à moteur est devenu un luxe. Certains ont même jeté l’éponge, vendant leur bateau ou le laissant prendre la poussière dans un coin de port. Pourtant, une lueur d’espoir pointe à l’horizon : et si la solution, c’était de remonter le temps ? Les Fifty et autres pêche-promenade des années 80, ces bateaux polyvalents, robustes et… économes, pourraient bien faire leur grand retour. Explications.
À retenir :
✅ Le carburant coûte cher → les plaisanciers naviguent moins (et moins vite)
✅ Certains abandonnent le bateau à moteur… mais pas la mer
✅ Les voiliers Fifty et pêche-promenade : l’alternative maline pour continuer à naviguer sans se ruiner
1. Le constat : le carburant tue le plaisir
C’est un fait : le prix du gazole marin a presque doublé en 5 ans. Résultat, les comportements changent radicalement.
- Moins de sorties : Selon une étude de la Fédération des Industries Nautiques (FIN), 30 % des plaisanciers ont réduit leur nombre de sorties en 2025 par rapport à 2020. Certains se contentent désormais de 2 ou 3 navigations par an, contre une dizaine auparavant.
- Moins de vitesse : Finis les grands traits à 20 nœuds. Aujourd’hui, on ralentit pour économiser. Certains vont même jusqu’à couper un moteur sur les bimoteurs pour diviser la consommation par deux.
- L’abandon pur et simple : Dans les ports bretons et normands, les annonces de vente de bateaux à moteur ont explosé (+40 % en 2025). Beaucoup préfèrent vendre plutôt que de payer pour un bateau qui ne sert plus.
Témoignage : « Avant, je sortais tous les week-ends avec mon Zodiac. Aujourd’hui, je compte mes sous. À 1,80 € le litre, une sortie de 4 heures me coûte 150 €… Alors je reste à quai. » — Jean, plaisancier à Saint-Malo.
2. L’alternative qui détonne : et si on revenait aux voiliers Fifty ?
Face à cette crise, une solution émerge, simple et astucieuse : les voiliers pêche-promenade, ces bateaux hybrides des années 70-80, conçus pour pêcher ET naviguer en famille. Parmi eux, les Fifty (comme le célèbre Fifty 500 ou le Fifty 600) et les canots bretons (type Bénéteau Antares ou Jeanneau Cap Camarat de l’époque) pourraient bien retrouver une seconde jeunesse.
Pourquoi ces bateaux ?
- Économiques : Avec leur moteur diesel de faible puissance (souvent entre 10 et 30 CV) ET leur gréement, ils permettent de naviguer à la voile quand le vent le permet, et de passer au moteur si nécessaire. Résultat : une consommation divisée par 2, voire par 3.
- Polyvalents : Conçus à l’origine pour la pêche côtière, ces bateaux sont ultra-solides, avec des coques adaptées aux vagues et des aménagements pratiques (taud, coffres de rangement, etc.).
- Accessibles : Leur prix sur le marché de l’occasion ? Entre 5 000 € et 20 000 € selon l’état, soit 3 à 5 fois moins cher qu’un bateau neuf équivalent.
- Faciles à manœuvrer : Pas besoin d’être un pro de la voile. Leur gréement simple (souvent une grand-voile et un génois) permet de naviguer sans stress, même pour des débutants.
Le saviez-vous ? : Dans les années 80, les Fifty étaient les rois des ports bretons. Utilisés par les pêcheurs le matin et par les familles l’après-midi, ils incarnaient la polyvalence à la bretonne.
3. Pêche-promenade : le comeback inattendu
Si les Fifty sont les stars de ce retour en grâce, les pêche-promenade (ou « bateaux de travail reconvertis ») ne sont pas en reste. Ces bateaux, souvent en bois ou en polyester, étaient à l’origine conçus pour pêcher le homard ou les casiers. Aujourd’hui, ils séduisent de plus en plus de plaisanciers pour plusieurs raisons :
- Un look vintage qui plaît : Avec leurs lignes épurées et leur charme rétro, ils attirent les amateurs de bateaux authentiques.
- Une consommation ridicule : Certains modèles, équipés de moteurs inboard de 15-20 CV, consomment moins de 5 L/h à 6 nœuds. De quoi faire 100 km pour 30 € !
- Un confort surprenant : Contrairement aux idées reçues, ces bateaux sont souvent bien aménagés, avec des cabines spacieuses et des banquettes confortables.
Exemple : Le Bénéteau Forban ou le Jeanneau Etap des années 80, aujourd’hui recherchés comme des perles rares sur Leboncoin ou les chantiers navals.
4. Comment se lancer ? Les conseils pour bien choisir
Si l’idée vous tente, voici les points clés pour bien choisir votre Fifty ou pêche-promenade :
✔ L’état de la coque : Vérifiez l’osmose (pour les coques en polyester) ou l’état du bois (pour les coques traditionnelles).
✔ Le moteur : Un diesel bien entretenu est un must. Privilégiez les moteurs Yanmar ou Volvo Penta, réputés pour leur fiabilité.
✔ Le gréement : Assurez-vous que les voiles, mâts et haubans sont en bon état. Un gréement vétuste peut coûter cher à remplacer.
✔ L’aménagement : Certains modèles ont des cabines sommaires. Si vous prévoyez des sorties en famille, vérifiez qu’il y a assez de place.
✔ Le prix : Comptez entre 5 000 € et 25 000 € selon la taille et l’état. Les Fifty 500 se trouvent autour de 10 000 €, tandis que les pêche-promenade en bois peuvent monter à 20 000 € s’ils sont en parfait état.
Où chercher ?
- Leboncoin et Paruvendu regorgent d’annonces.
- Les chantiers navals en Bretagne (Concarneau, Douarnenez) ou en Normandie (Cherbourg, Granville) ont souvent des bateaux à restaurer à prix mini.
- Les associations de voile traditionnelle (comme les Glénans) proposent parfois des stages pour apprendre à naviguer sur ces bateaux.
5. Témoignages : ils l’ont fait, et ils ne regrettent rien
« J’ai vendu mon Zodiac l’an dernier. Avec l’essence à 1,90 €, je ne sortais plus. Puis j’ai trouvé un Fifty 500 à 8 000 €. Aujourd’hui, je navigue 2 fois plus souvent, et je dépense 3 fois moins ! » — Pierre, 52 ans, Larmor-Plage
« Mon père avait un canot breton en bois. Je l’ai restauré pendant l’hiver. Maintenant, je sors tous les week-ends avec mes enfants. On pêche, on se balade… et on ne regarde même plus le prix du carburant ! » — Nicolas, 45 ans, Camaret-sur-Mer
En résumé : pourquoi les Fifty et pêche-promenade sont LA solution 2026
| Problème | Solution avec un Fifty / Pêche-promenade |
|---|---|
| Prix du carburant trop élevé | Navigation à la voile + moteur économique |
| Bateau qui reste à quai | Coût réduit → plus de sorties |
| Budget serré | Prix d’achat abordable (5 000 € – 20 000 €) |
| Envie d’authenticité | Design rétro et robustesse |
| Polyvalence | Pêche, balade, croisière côtière |
Et vous, prêt à sauter le pas ?
Si vous aussi, vous en avez marre de compter chaque goutte de carburant, peut-être est-il temps de redécouvrir ces bateaux oubliés. Moins rapides, certes, mais tellement plus malins.
Dites-nous en commentaire :
- Avez-vous déjà navigué sur un Fifty ou un pêche-promenade ?
- Quel est votre bateau économique préféré ?
- Ou bien… quel modèle rêvez-vous de restaurer ?
Vive les SIR !! modèles 450, 480. Le top est le 580 !