Voilà une question polémique. Est-il encore nécessaire d’avoir des cartes papiers près de votre table à cartes. La question étant, en plus de la réglementation, de savoir si vous étalez encore souvent vos cartes marines, sur votre table, dans le carré ou si vous avez complètement oublié ces vieilleries au profit des tablettes, smartphones et logiciels de navigation. Et bien la réponse n’est pas si évidente, selon moi.
En effet, depuis l’arrivée des tablettes et des logiciels de navigation, la question se pose : les cartes marines papier ont-elles encore leur place à bord ? Entre l’efficacité des outils numériques et le charme intemporel du papier, nos avis peuvent être partagés. Voici ce qu’il faut savoir pour naviguer en toute sérénité, en respectant la réglementation et en tirant parti des avantages de chaque support.
Tablettes et logiciels : une révolution à bord
Les tablettes et smartphones ont profondément transformé la navigation maritime. Aujourd’hui, des applications spécialisées permettent d’afficher des cartes marines détaillées, de planifier des itinéraires, de suivre sa position en temps réel et même de superposer des données météo ou des images satellites. Ces outils offrent une ergonomie optimisée, une mise à jour simplifiée et une interactivité qui facilitent grandement la vie des plaisanciers, surtout en croisière côtière ou semi-hauturière.
Les avantages sont nombreux :
- Praticité : plus besoin de manipuler de grandes feuilles de papier, tout est accessible en quelques clics.
- Mises à jour : les cartes numériques se mettent à jour automatiquement, souvent via un abonnement annuel, ce qui garantit des informations toujours à jour.
- Fonctionnalités avancées : routage automatique, alertes de sécurité, intégration avec les instruments de bord (AIS, GPS, sondeur), et même réalité augmentée pour certains logiciels.
Cependant, ces solutions numériques ne sont pas exemptes de limites : dépendance à l’électricité, risque de panne, compatibilité parfois complexe avec les réseaux de bord, et coût des abonnements qui peut s’avérer élevé sur le long terme, surtout pour les zones étendues.
Réglementation : papier ou numérique, que dit la loi ?
En France, la réglementation est claire : tout navire doit embarquer les cartes marines couvrant les zones de navigation fréquentées, qu’elles soient sur support papier ou électronique. Les cartes doivent être officielles (éditées par un service hydrographique national) et tenues à jour.
Les cartes électroniques sont donc légalement acceptées, à condition d’être accompagnées de leur appareil de lecture et de leurs mises à jour. Cependant, les autorités maritimes recommandent toujours de conserver une carte papier à bord, notamment en cas de défaillance électronique ou pour les navigations au-delà de 6 milles d’un abri.
Pourquoi les cartes papier gardent-elles leurs adeptes ?

Malgré l’efficacité des outils numériques, les cartes marines papier conservent des atouts indéniables :
1. Une vue d’ensemble incomparable
Une carte papier permet d’avoir sous les yeux une zone géographique étendue, ce qui facilite la planification des itinéraires et la compréhension globale de l’environnement maritime. Les écrans de tablette, même larges, ne rivalisent pas avec une carte dépliée sur une table à cartes.
2. Un coût maîtrisé
Les cartes papier couvrent souvent de grandes zones pour un prix unique, sans abonnement annuel. Par exemple, une carte peut couvrir une région entière pour quelques dizaines d’euros, là où un abonnement numérique pour la même zone peut coûter jusqu’à 100 € par an.
3. Fiabilité et indépendance
En cas de panne électrique, de perte de signal GPS ou de défaillance matérielle, la carte papier reste opérationnelle. Elle ne dépend ni d’une batterie, ni d’un réseau, ni d’un logiciel. C’est un gage de sécurité, surtout pour les navigations éloignées des côtes.
4. Le charme de l’aventure
Enfin, pour beaucoup de marins, tracer sa route sur une carte papier fait partie du rituel et du plaisir de la navigation. C’est un retour aux sources, une façon de vivre la mer autrement, en gardant un lien tangible avec les traditions maritimes.
À retenir
- Tablettes et logiciels : pratiques, interactifs, mis à jour facilement, mais dépendants de l’électricité et parfois coûteux.
- Réglementation : papier ou numérique, les cartes marines officielles et à jour sont obligatoires à bord.
- Cartes papier : vue d’ensemble, coût maîtrisé, fiabilité absolue et côté « old school » apprécié des puristes.
En conclusion, plutôt que de choisir entre papier et numérique, le mieux est souvent de combiner les deux. Une tablette pour la navigation quotidienne et la réactivité, une carte papier pour la sécurité, la planification et le plaisir de naviguer à l’ancienne. Après tout, la mer se mérite… et se prépare !
Avec deux, c’est encore mieux.je continue à utiliser la carte le papier qui fait travailler le cerveau, les doigts,la rigueur, le contrôle de la route en gommant si necessaire.
Je reporte sur la carte papier chaque point GPS de la tablette en cas de panne…
Attention si on ne zoomme pas suffisamment des obstacles peuvent ne pas apparaître