Economiser l’eau à bord d’un bateau

Faire du bateau, et de la voile en particulier, c’est apprendre à vivre avec un environnement ou l’abondance n’existe pas, si ce n’est l’eau salée. Et parmi les ressources les plus difficiles à gérer, il y a l’eau, à bord. Voici quelques astuces pour économiser l’eau à bord d’un bateau.

Voilà un titre bien d’actualité, surtout depuis quelques années. Économiser l’eau devient un impératif, toute l’année, sur mer, comme à terre. Dans ce contexte, la pratique de la voile, et du bateau en général, est une excellente école de la vie. En effet, dans un environnement ou l’accès à l’énergie, l’espace et l’eau doivent être comptés, nous devons vite prendre l’habitude de nous organiser, et d’économiser. Et parmi ce qui prend de la place et ne peut être renouvelé rapidement, il y a l’eau.

Je ne parlerai pas de la nécessité d’éviter de laver son bateau à l’eau douce et d’utiliser des produits nettoyants écologiques. Nous parlerons de notre consommation d’eau à bord.

L’eau, une ressource rare à bord d’un bateau

En effet, l’eau est rare sur un bateau, surtout sur un petit voilier. Généralement, les voiliers de série sont équipés d’un circuit d’eau douce permettant d’approvisionner :

  • La cuisine
  • Une petite salle d’eau, voire deux sur les plus gros voiliers
  • Éventuellement, une douchette dans la salle d’eau et/ou dans le cockpit

Ces robinets sont approvisionnés avec une vache à eau. Cette eau est stockée sous une banquette, dans le carré. Mais voilà, ces réserves d’eau sont souvent très limitées pour une croisière d’une semaine, par exemple.

Sur un petit voilier, on va généralement compléter ces réserves avec des bidons d’eau, qui seront stockés dans un coffre de cockpit ou sur le pont. Sur les plus gros bateaux, nous pourrons installer une seconde vache à eau, soit dans la pointe avant soit sous une autre banquette. Ces vaches peuvent être souples ou rigides.

Mais voilà, nous n’allons pas, non plus, remplir le bateau d’eau…ce n’est pas le but. L’eau, en fond de cale, nous stresse déjà assez.

Alors, la solution est de se réapprovisionner dans les ports et marinas, lors des escales. Mais si cela est possible sur le continent, sur certaines îles, notamment en Bretagne, par exemple, cela n’est pas toujours possible. De plus si, comme moi, vous aimez le mouillage forain, vous n’aurez pas accès à l’eau.

Alors l’idéal est donc bien de gérer sa consommation d’eau et d’économiser l’eau à bord du bateau.

Les bons gestes pour économiser l’eau à bord d’un bateau

Dans un premier temps, l’idéal est d’économiser l’eau du bord. Cette économie et possible en s’équipant différemment et en prenant quelques bonnes habitudes.

  • Éviter les pompes électriques qui augmentent la consommation d’eau ( j’en ai une à bord et je songe à la remplacer par une pompe à pied)
  • Se laver à l’eau de mer est possible. Mais vous devrez trouver un gel douche écologique car les savons solides ne fonctionnent pas. En vous essuyant, vous enlevez le sel de votre corps.
  • Se rincer à l’eau de mer plutôt qu’à l’eau douce
  • Rincez vos aliments à l’eau de mer
  • Utilisez 1/3 d’eau de mer pour la cuisson du riz et des pâtes. Si, si…
  • Faire la vaisselle à l’eau de mer ( éventuellement la rincer à l’eau douce). Là encore, cela ne change rien à la propreté

L’équipement pour économiser l’eau douce

Pour économiser l’eau douce à bord de nos bateaux, il est aussi possible de faire quelques investissements. Pour les plus gros voiliers, il existe, comme à la maison, des régulateurs de débits, pour l’ensemble des bateaux, il y a deux investissements qui permettront d’améliorer le confort à bord, sans consommer plus.

Pour commencer, vous pourrez installer un robinet d’eau de mer. Les plaisanciers qui voyagent beaucoup équipent souvent leur bateau de ce système. Ce robinet est branché sur un circuit qui pompe l’eau directement de la mer, via une vanne. Oui, je sais, cela fait encore une vanne à surveiller. Mais c’est très pratique.

L’autre solution est de récupérer l’eau douce quand il pleut. Pour le coup, je n’ai jamais essayé ces solutions, mais j’en ai croisé plusieurs. Le premier est un récupérateur d’eau de pluie, intégré à un taud. Mais il est aussi possible de bricoler un système de bâche qui pourra renvoyer l’eau dans un bidon, via un trou percé et un tuyau, par exemple.

Mais là, certains ingénieurs amateurs vont pouvoir nous donner leurs idée en commentaires.

Alors, à vos solutions;)

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