Sailaway, un simulateur de voile réaliste

sailaway

Pour marin débutant ou confirmé, fan de croisière ou mangeur d’écoutes en course, Sailaway est un véritable simulateur de voile permettant de parcourir les océans, de façon réaliste, depuis son ordinateur.

Créé par Richard Knol, un marin hollandais, développé par le studio OrbCreation, et édité par The Irregular Corporation, ce simulateur est plein d’ambitions. En effet, porté sur système Microsoft Windows et Mac OS, mais pas [encore] sous systèmes GNU/Linux, en achat sur Steam, ce « jeu », quelles que soient vos envies, vous fera hisser les voiles et tirer des bords à travers toutes les mers du globe, dans des conditions réelles. Vous aurez alors six bateaux à votre disposition, à mener en solitaire ou à plusieurs.

Une simulation réaliste

Pour être au plus proche de la réalité, Sailaway a été conçu par Richard Knol avec une grande précision de l’environnement marin, par un grand nombre de détails.

Comportement marin : les performances formelles du bateau, les réglages de barre, la forme et l’allure des voiles, comme sur un vrai voilier, apportent des comportements et des résultats au plus près de la réalité. C’est donc la finesse des réglages qui permet d’accroître l’efficacité.

Météorologie : toutes les conditions, comme la couverture nuageuse, le vent, le brouillard, la pluie et la neige sont simulées en temps réel par les informations fournies la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Le capitaine virtuel peut donc planifier à l’avance sa navigation.

Vagues : Sailaway simule les vagues avec précision, en tenant compte de la direction et de la vitesse du vent, ainsi que du courant, de la profondeur de l’eau et des îles proches ou des zones peu profondes. Chaque étendue présente donc ses propres caractéristiques au plus proche de la réalité.

Eau : il n’est pas mentionné si Sailaway va jusqu’à prendre en compte la salinité de l’eau ; toutefois, le simulateur apporte un réalisme poussé sur sa clarté. En baie charriée, à travers les atolls d’un bleu profond, tout autant qu’en fonction des fonds, les nuances suivent les aléas des couleurs et reflets.

Ciel : pour ceux qui le souhaitent, la navigation astronomique est [quasi] possible. En effet, le simulateur place avec exactitude les astres et étoiles en fonctions des éphémérides. Il nous manque toutefois, mais peut-être à venir dans une prochaine amélioration, les outils adéquates de relèvement.

Carte : plus proche de la cartographie satellitaire que de la carte de navigation, le simulateur apporte un fond cartographique zoomable et comportant de nombreuses indications de sondes, de reliefs, de feux, toponymiques et autres. Vous pouvez y tracer votre route.

Les outils et moyens

Sailaway offre, aujourd’hui, la possibilité de s’essayer sur six bateaux. Vous pouvez même en personnaliser lessailaway couleurs et textures, puis partager, sur la plate-forme Steam, vos créations avec les autres marins. Nous retrouvons ainsi un cruiser 38, un Mini-Transat, un Rose des Caraïbes, un catamaran de croisière, un performance cruiser 50 et un Folkboat nordique. Toutes les caractéristiques propres à chacun sont implémentées, et permettent ainsi de varier les plaisirs et les programmes de navigation.

Avant de vous laisser hisser les voiles, et choisir votre degré d’aptitude, de la simulation la plus aidée et automatique à celle en totale autonomie, un tutoriel en plusieurs chapitres vous explique absolument tout. Se voulant abordable pour n’importe quel néophyte, c’est un véritable cours de navigation à la voile. Les manœuvres et allures y sont abordées, tout autant que les spécificités du jeu. Si vous êtes toujours perdu, rien ne vous empêche d’inviter, ou de rejoindre, un autre marin. Il est même possible de dialoguer avec d’autres loups de mer, d’organiser des courses ou de naviguer en coopération sur le même voilier.

En cas d’échouage, le simulateur vient, si vous le désirez, à votre secours pour remettre votre bateau en zone plus sûre. De même, en cas de longue navigation sur plusieurs jours, Sailaway vous permet d’effectuer vos réglages puis de quitter en laissant votre esquif continuer sa route. Un système de courriels vous prévient de l’avancée et des événements éventuels. C’est donc une simulation qui se veut communautaire et aidée. Alors, prêt à naviguer, à partir pour une petite croisière sur le côte Atlantique, à profiter du soleil de Méditerranée, à vous initier à la course transatlantique en classe Mini, à jouir des mers chaudes du Pacifique ?

Pour notre part, en dehors d’une certaine correction à apporter sur la demande des ressources informatiques nécessaires, sachant que la voile ne consiste pas en d’uniques ronds dans l’eau, il ne manque, aujourd’hui, à Sailaway, qu’un développement sur les manœuvres d’amerrissage et d’atterrissage, avec l’ajout de propulsions motorisées et des configurations de ports et mouillages.

Toujours en développement, nous sommes curieux de voir les prochaines améliorations. Le simulateur n’en reste pas moins, à l’heure actuelle, une belle plate-forme de navigation qui devrait satisfaire le plus grand nombre des navigateurs virtuels.

 

Frédéric Daeschler, CAPAJUT (www.capajut.com)



Frédéric Daeschler
A propos Frédéric Daeschler 12 Articles
Frédéric Daeschler, dirigeant de la société Capajut et spécialiste en informatique embarquée pour la navigation maritime.

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