Naviguer de nuit

voilier dans la nuit

Tout plaisancier a pensé naviguer de nuit. Certains l’ont fait, d’autres n’ont pas encore osé franchir le pas. Comme toujours, tout est question de préparation.

Naviguer de nuit est une expérience unique et intense. Tous les sens sont éveillés, chaque bruit est démultiplié, les distances ne sont plus les mêmes et les sensations plus intenses. Naviguer dans le noir n’est pas toujours plus dangereux que naviguer de jour mais peut être déroutant. Les équipages ayant effectué de longues traversées, les skippers du Vendée Globe ou les concurrents de la Solitaire Urgo Le Figaro peuvent en témoigner. Mais naviguer de nuit n’est pas réservé à ceux qui naviguent au large.

En croisière côtière, il est quelques fois nécessaire de naviguer de nuit. Rejoindre l’Ile de Ré en partant de Bretagnephare sur la côte dans la nuit nécessitera de naviguer, en partie de nuit. Certains plaisanciers naviguant avec des enfants préfèrent  naviguer de nuit afin que ces derniers profitent au mieux des escales. Dans tous les cas, une navigation de nuit demande préparation et anticipation.

Quelle que soit la durée de sa navigation, sa croisière, que se soit pour  une journée, un week-end ou une semaine, partir en mer demande de préparer le bateau, sa navigation, de vérifier certains points du voilier et de prendre la météo, les marées. De nuit, ces impératifs sont encore plus indispensables. Il est plus difficile de faire face à une urgence dans le noir. de plus, le long des côtes, toutes les bouées ne sont pas équipées de feux.

Préparer sa route

Si les GPS et autres lecteurs de cartes et logiciels de navigation sont devenus des équipements plus abordables et assez simples d’utilisation, il est impératif de bien préparer sa navigation avant de partir de nuit. Ces aides, indéniables ne sont que des aides et ne suppriment pas la nécessité de préparer sa route en amont.

La route préparée, il est important que le barreur, qui sera de quart, n’est pas à quitter son poste et revenir dans la cabine régulièrement. En effet, la perception de l’environnement, de nuit, va se faire petit à petit. La vision n’est pas la même, oui c’est logique..,et les côtes et les distances ne sont pas perçues de la même manière. L’œil va s’habituer à la nuit. Si le barreur doit retourner en cabine, à la lumière, son œil va devoir se réhabituer à l’environnement nocturne, dés le retour à l’extérieur. Il est donc utile d’avoir sous la main, des cartes de formats différents. Les zones de dangers devront être passées avec des cartes précises et le détail des feux . Certains plaisanciers utilisent aussi un cahier avec un schéma de la côte avec les feux, leur nom, leur couleur, et le type de scintillement. Cela permet de se situer plus facilement.

La préparation du bateau

De nuit, Se balader sur le pont est plus dangereux que de jour. La chute à la mer est interdite. Il est donc très important de bien préparer le bateau afin que rien ne traîne et de faire en sorte que toutes les manoeuvres soient préparées.

équipage dans la nuitLes voiles: Préparer les éventuelles prises de ris et vérifier l’état de celles ci. Réparer une voile dans le nuit est une opération impossible en croisière.

Le moteur: Vérifier les niveaux de gazole, d’huiles,…

le pont et le cockpit: Ils doivent être libérés des bouts inutiles, mal rangés, du matériel qui pourrait être un danger dans le noir.

Les ridoirs et les manilles: Rien que pour s’éviter un coup de stress. Imaginez l’effet que donne une manille qui tombe, en pleine nuit…

L’éclairage: Bien vérifier le fonctionnement des feux de navigation, des instruments et de la grosse lampe torche.

Les capots: Penser à les fermer, ils peuvent être sources d’accident.

L’équipement: Avoir, sous la main une lampe torche, un projecteur et une lampe frontale, à boire et à manger. pour la sécurité, le harnais sera obligatoire.



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