La Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2026 s’annonce comme un cru historique pour la Class40. Avec 49 bateaux inscrits – soit la classe la plus représentée de cette édition – la transatlantique en solitaire entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre confirme son statut de laboratoire de la course au large. Malgré l’envolée des coûts (achat, préparation, logistique), la Class40 résiste, innove et séduit toujours plus de skippers, amateurs comme professionnels. Pourquoi un tel engouement ? Parce que cette classe incarne l’équilibre parfait entre performance, accessibilité et aventure humaine.
Les forces en présence : un plateau ultra-compétitif
49 inscrits, un record d’attractivité
Avec 49 Class40 alignés, la Route du Rhum 2026 pulvérise les records de participation. Pourquoi un tel succès ?
- Un format accessible : Moins onéreux qu’un IMOCA, mais tout aussi exigeant et spectaculaire.
- Une classe en constante évolution : Les bateaux sont de plus en plus performants, avec des foils, des coques optimisées et des systèmes énergétiques autonomes.
- Un vivier de talents : Mélange de professionnels aguerris et d’amateurs passionnés, la Class40 offre une diversité unique.
Les favoris : l’élite de la Class40 en quête de victoire
- Corentin Douguet (SNSM, Faites un don !) : 3e en 2022, il est le grand favori avec un bateau ultra-rapide et une expérience solide en solitaire.
- Fabien Delahaye (Legallais) : Vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2023, il compte bien rééditer son exploit en solitaire.
- Ian Lipinski (Crédit Mutuel) : Skipper expérimenté, il a déjà prouvé sa régularité et sa résistance sur les grandes transatlantiques.
- Achille Nebout (Amarris) : Jeune prodige de la classe, il a tout pour surprendre.
- Alexis Loison (Réel) : Spécialiste des courses en solitaire, il vise le podium.
Les outsiders à surveiller
- William Mathelin Moreaux (Patapain – Les Invincibles) : Un projet solidaire et ambitieux, avec une équipe jeune et motivée.
- Luca Rosetti (Maccaferri Futura) : Représentant de l’escadre italienne, il compte bien faire parler la poudre.
- Matteo Sericano (Lucente) : Un autre Italien en pleine ascension, avec un bateau optimisé pour l’Atlantique.
- Andrea Fornaro (Influence 2) : Skipper aguerri, il a déjà brillé sur les courses en équipage.
Les nouvelles stars et les projets solidaires
- Kéni Piperol : Skipper guadeloupéen, il incarne la relève antillaise et porte les couleurs de son île.
- Ulysse Pozzoli (Eärwen) : Jeune talent, il représente l’avenir de la Class40.
- Rodolphe Sepho (Rêve de Large 5) : Un projet 100% guadeloupéen, avec une démarche locale et engagée.
- Sasha Laniece (Alderan) : Une des rares femmes en Class40, elle prouve que la mixité a sa place dans la course au large.
Une classe en pleine santé malgré des coûts en hausse
Pourquoi la Class40 cartonne-t-elle en 2026 ?
1. Un équilibre parfait entre performance et accessibilité
Contrairement à l’IMOCA, où les budgets peuvent dépasser les 2,5 millions d’euros par an, une campagne en Class40 reste plus abordable :
- Achat d’un bateau d’occasion : entre 200 000 € et 600 000 € (contre 1 à 3 millions pour un IMOCA).
- Budget annuel moyen : 500 000 € à 1 million d’euros (contre 2 à 5 millions en IMOCA).
- Coût d’une transatlantique : 100 000 € à 300 000 € (inscription, logistique, équipe technique).
Pourtant, les coûts ont explosé :
- +30% sur le prix des bateaux depuis 2020 (demande forte, pénurie de bateaux d’occasion).
- +20% sur les assurances (risques accrus, valeur des bateaux en hausse).
- +15% sur la logistique (transport, hébergement, frais de port).
Mais la Class40 reste attractive car :
✅ Moins chère qu’un IMOCA, mais aussi spectaculaire.
✅ Un marché de l’occasion dynamique (beaucoup de bateaux disponibles).
✅ Des courses accessibles (Transat Jacques Vabre, Route du Rhum, Normande…).
2. Une classe en innovation permanente
La Class40 n’est pas en reste en matière de progrès technologiques :
- Foils de nouvelle génération : Plus performants et plus fiables, ils permettent des vitesses dépassant les 20 nœuds.
- Coques optimisées : Légères et résistantes, conçues pour affronter l’Atlantique en solitaire.
- Autonomie énergétique : Panneaux solaires, hydrogénérateurs, éoliennes… Les Class40 sont de plus en plus autonomes.
- Matériaux durables : Recyclage des composites, voiles éco-conçues… La classe s’engage pour l’environnement.
3. Un vivier de talents sans précédent
La Class40 attire tous les profils :
- Les professionnels (Corentin Douguet, Fabien Delahaye, Ian Lipinski…) qui visent la victoire.
- Les amateurs éclairés (Kéni Piperol, Ulysse Pozzoli, Rodolphe Sepho…) qui réalisent un rêve.
- Les jeunes espoirs (Achille Nebout, William Mathelin Moreaux…) qui veulent percer.
- Les femmes (Sasha Laniece, Pamela Lee…) qui prouvent leur place dans la course au large.
Résultat : Une compétition ultra-ouverte, où tout peut arriver !
4. Un engouement médiatique et populaire
La Class40 bénéficie d’une visibilité croissante :
- Le village départ de Saint-Malo attire des centaines de milliers de visiteurs.
- Le suivi digital est mondial (réseaux sociaux, tracking en direct…).
- Les sponsors adorent : Retour sur investissement (ROI) élevé, avec une exposition médiatique garantie.
Les défis de la Class40 en 2026 : gérer la croissance
1. L’envolée des coûts : un risque pour l’accessibilité ?
Si la Class40 reste plus abordable que l’IMOCA, les coûts ont fortement augmenté :
- Prix des bateaux : +30% en 5 ans (la demande dépasse l’offre).
- Assurances : +20% (les assureurs considèrent la course au large comme un risque élevé).
- Logistique : +15% (transport, hébergement, frais de port…).
Conséquence :
- Certains skippers peinent à boucler leur budget.
- Les projets amateurs sont plus difficiles à monter.
- La location de bateaux devient une solution (pour éviter l’achat).
Mais la classe s’adapte :
- Des partenariats innovants (crowdfunding, sponsors locaux…).
- Des bateaux plus durables (moins de maintenance, coûts réduits).
- Des courses plus courtes (pour limiter les frais).
2. La gestion du plateau : 49 bateaux, un record à organiser
Avec 49 Class40 au départ, la Route du Rhum 2026 devra gérer :
- Un village départ surchargé (logistique, sécurité…).
- Un suivi de course complexe (49 bateaux = 49 histoires à raconter !).
- Des arrivées en Guadeloupe étalées (pour éviter les embouteillages).
Mais c’est aussi une force :
- Un spectacle unique (jamais autant de Class40 en compétition).
- Une émulation sans précédent (chaque skipper veut se dépasser).
- Une vitrine pour la voile (médias, sponsors, grand public…).
Témoignages : « Pourquoi j’ai choisi la Class40 ? »
« La Class40, c’est le meilleur compromis : performance, aventure et budget maîtrisé. En IMOCA, il faut 5 millions d’euros pour être compétitif. En Class40, avec 1 million, on peut viser la victoire ! » — Corentin Douguet (SNSM, Faites un don !)
« Je viens du Figaro, et la Class40 était l’étape logique. C’est un bateau rapide, technique, et qui permet de naviguer en solitaire sur de longues distances. Sans compter que l’ambiance entre skippers est incroyable ! » — Achille Nebout (Amarris)
« En Guadeloupe, la Class40 est très populaire. On a des skippers locaux comme Kéni Piperol ou Rodolphe Sepho qui inspirent les jeunes. C’est la preuve que la course au large est accessible ! » — Ary Chalus, Président de la Région Guadeloupe
Conclusion : la Class40, plus forte que jamais
La Route du Rhum 2026 sera un moment historique pour la Class40 :
✅ 49 bateaux au départ (un record).
✅ Un plateau ultra-compétitif (favoris, outsiders, amateurs…).
✅ Des innovations technologiques (foils, coques, énergie…).
✅ Une accessibilité préservée (malgré la hausse des coûts).
Oui, les coûts ont explosé. Oui, la compétition est plus féroce que jamais. Mais la Class40 prouve qu’elle sait s’adapter, innover et séduire.
Alors, qui va remporter cette édition 2026 ? Corentin Douguet pour l’expérience ? Fabien Delahaye pour la régularité ? Ou un outsider comme Achille Nebout ou Kéni Piperol pour la surprise ?
Une chose est sûre : la Class40 va encore nous faire vibrer !
Je crois que pour toutes les classes il devient difficile de réunir un budget. Et pour les amateurs c’est encore plus dur. J’en sais quelque chose puisque je n’ai pas réussi à trouver le budget nécessaire pourtant modeste pour courir en vintage multi. Pour un sponsor, la classe vintage étant très restreinte en nombre, il est risqué d’engager un budget alors que le bateau n’est pas sûr d’être retenu même après avoir passé toutes les qualifications requises; l’organisateur donne la faveur aux amateurs ayant déjà plusieurs Rhum à leur actif (certains en sont à 6 ou 7). C’est le même topo pour la Solitaire du Fig où le dernier vainqueur peine à boucler le budget, mais peut-être a-t-il réussi in extremis?