Eric Tabarly, l’héritage d’un homme

Eric_Tabarly_en_1975

Eric Tabarly est un des plus grands marins que la France ait compté, et comptera. Il laisse un héritage qui a changé l’histoire de la course au large et de la plaisance.

Eric tabarly a disparu en mer, il y a 20 ans, le 13 juin 1998. Ce marin d’exception, personnage hors normes et sportif de haut niveau, restera dans les mémoires de tous les français. En effet, les français de toute génération, pasionnés ou non par la mer, connaissent ce breton, tétu, qui a oser prendre le large devant les anglais.

Il était indispensable de marquer les 20 ans de sa dispartion. Dans le même temps, je me suis demandé ce que je pourrais dire du personnage, de ses exploits ou de ses bateaux. En effet, tant de livres, de films sur Eric tabarly, que reste il à rajouter. Même les anglais lui rendent hommage. Il reste un des marins du 20ème siècle les plus importants, au même titre que Sir Knox Jonhston, en Angeterre.

Rendre hommage à Eric Tabarly, c’est, peut être, tout simplement, se poser la question de son héritage. Et force est de constater qu’il est tout simplement énorme. Car l’homme, plus qu’un marin, était un professionnel de la course au large.

Une nouvelle culture de la voile

Eric Tabarly a révolutionné la culture de la voile et de la course au large. Avec lui, la voile est passée d’une culture, un peu, aventurière, à une culture de la gagne, de la course. Mettons de côté, le milieu de la régate pour rester sur la traversée des océeans. La course au large était surtout réservée à des hommes fortunés ou, inversement, à des aventuriers sans le sou, mais rêveurs. Souvent

les_Pen_Duick a lorient
©gpetipas

anglais, ces derniers partaient en mer, sur des bateaux pas spécialement conçus pour la course. L’objectif, alors, était de créer un exploit, de faire un tour du monde comme Sir Knok Jonston.

Inversement, en France, la voile était un mode de vie. Les skippers français se faisaient plus connaitre pour leur poésie et leurs aventures, comme Bernard Moitessier.

Quand Eric Tabarly arrive, il change radicalement la donne. Fini la poésie, il faut gagner. Il a été précurseur en ce domaine. En effet, force est de reconnaitre que cet état d’esprit s’est généralisé bien plus tard. Les skippers d’aujourd’hui comme Armel le Cléac’h, François Gabard, Paul Meilhat, sont sans doute ses plus grands héritiers. Tout comme Kersauzon ou Desjoyeaux avant eux.

La naissance de nombreux skippers.

La France est le pays qui compte le plus de skippers de course au large. Avec Eric Tabarly, toute une nouvelle génération de marins talentueux est née. Il a entrainé, dena ses aventures, des hommes comme Alain Colas, Olivier de Kersauson, Gérard Petipas, Marc Pajot, Titouan Lamazou, Philippe Poupon, Yves Parlier, Michel Desjoyeaux, Jean Le Cam. Rien que ça… auraient sans doute fait du bateau. Mais chacun d’eux aurait il eut conscience de sz valeur, de ce qu’il était capable de faire?

Sans lui, ces passionnés de mer aureient sans doute eut une carrière bien différente. Preuve en est, Robin Knox-Johnston décid de s’engager, au plus vite, sur le Golden Globe Challenge, quand il apprend que Eric tabarly lance la construction de Pen Duick IV. C’était en 1968. Cela fait effectivement 4 ans, depuis 1964 et sa victoire sur la Transat Anglaise, qu’il truste les podiums.

L’innovation comme ADN

Pen_duick_sous_voile
©dlawson

Si son voilier, en fait celui de son père, Pen Duick est le plus connu. Eric Tabarly était un homme moderne et novateur. Il prenait part, de façon très étroite, à la conception des ses bateaux. Il s’intéressait beaucoup aux nouvelles technologies et aux nouveaux concepts. Plus qu’un inventeur, c’est un chercheur, un homme qui observe et pousse les idées.

Il sera sur de nombreuses innovations ou améliorations. Ce sera le cas des quilles à bulbe, Wishbones, formes planantes, arrières larges. Si le concept de trimaran éxistait déjà depuis plusieurs années, il a été le premier à concevoir une unité pensée pour le grand large.

Enfin, ses projets les plus précurseurs sont l’hydroptère, en 1976, et les trimarans à foils, en 1979. Et oui, les foils, il y avait déjà pensé…

Palmarès

  • Transat anglaise en solitaire. Pen Duick II
  • Morgan Cup : 1967 (Pen Duick III)
  • Gotland Race : 1967 (Pen Duick III)
  • Channel Race : 1967 (Pen Duick III)
  • Fastnet : 1967 (Pen Duick III) et 1997
  • Plymouth-La Rochelle : 1967 (Pen Duick III)
  • Sydney-Hobart : 1967 (Pen Duick III)
  • Transpac San Francisco-Tokyo (Transpacifique) : 1969 (Pen Duick V)
  • Falmouth-Gibraltar : 1971 (Pen Duick III)
  • Los-Angeles-Tahiti : 1972 (Pen Duick III)
  • 1er de l’étape de la Whibread Le Cap—Sydney : 1973 (Pen Duick VI)
  • Bermudes-Angleterre : 1974 (Pen Duick VI)
  • Triangle Atlantique : 1975 (Pen Duick VI)
  • Transat anglaise en solitaire : en 1976 avec Pen Duick VI devant Alain Colas.
  • Record de la traversée de l’Atlantique Nord à la voile d’Ouest en Est, en multicoque : en 1980
  • Transat Jacques-Vabre: 1997
  • 2e de la Transat en double Lorient-les Bermudes-Lorient : 1979
  • 2e de la Transat en équipage Lorient-Saint-Pierre-et-Miquelon-Lorient : 1987
  • 3e de la Transat anglaise : 1984
  • 5 ème de la course de l’Europe : 1987



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