Le chantier naval Nao-Glass, célèbre pour sa gamme de voiliers Puma Yachts, a marqué l’histoire de la construction navale espagnole et européenne entre les années 1960 et 1980. Installé à Llisà del Vall, près de Barcelone, ce chantier a su se distinguer par la qualité de ses constructions et son innovation, devenant un acteur clé de la plaisance méditerranéenne.
C’est en promenant sur les annonces de MersetBateaux que je suis tombé, il y a plusieurs mois, sur une annonce d’un Puma 23. Je m’étais arrêté sur ce bateau, très élégant, que je ne connais pas. Après quelques recherches, j’ai découvert un chantier, espagnol, à côté duquel j’étais complètement passé et qui ne méritait pas de tomber de l’oubli. J’ai donc décidé de marquer son histoire sur le web.
Origines et développement
Nao-Glass était une division d’INERGA, une entreprise espagnole spécialisée dans la fabrication de plastiques pour diverses industries. Le chantier s’est rapidement imposé dans le secteur de la plaisance grâce à sa maîtrise des techniques de construction en plastique renforcé de fibre de verre (GRP). Cette expertise a permis de produire des voiliers légers, résistants et adaptés à la production en série, tout en maintenant un haut niveau de finition.
À cette époque, l’Espagne commençait à émerger comme un acteur important dans la construction navale de plaisance en Europe, aux côtés de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni. Nao-Glass a contribué à cette dynamique en proposant des voiliers performants, conçus pour répondre aux attentes des plaisanciers européens.
Les voiliers les plus populaires du chantier
Nao-Glass/Puma Yachts a produit une large gamme de voiliers, allant des petits dériveurs aux voiliers de croisière de plus de 10 mètres. Voici quelques-uns des modèles les plus emblématiques :
- Puma 23 : Un monocoque habitable de croisière, souvent gréé en sloop, conçu par l’architecte naval Holman & Pye. Ce modèle, apprécié pour sa maniabilité et son confort, a connu un grand succès auprès des plaisanciers européens.
- Puma 26 et Puma 27 : Des voiliers polyvalents, idéaux pour la croisière côtière et la régate. Leur taille compacte et leur robustesse en ont fait des bateaux très prisés.
- Puma 29 : Un modèle emblématique, alliant performance et habitabilité. Le Puma 29 était particulièrement apprécié pour ses qualités marines et son design intemporel.
- Puma 32 et Puma 38 : Des voiliers de croisière plus spacieux, conçus pour les longues navigations. Leur aménagement intérieur soigné et leur bonne tenue en mer en ont fait des références dans leur catégorie.
Ces modèles, parmi d’autres, ont contribué à la réputation du chantier, tant en Espagne qu’à l’étranger. Leur robustesse et leur design ont permis à de nombreux plaisanciers de naviguer en toute confiance, que ce soit pour des sorties côtières ou des croisières plus ambitieuses.
Importance en Espagne et en Europe
Dans les années 1960-1980, l’Europe occidentale dominait le marché de la construction navale de plaisance. Nao-Glass/Puma Yachts s’est distingué par :
- La qualité de ses constructions : les voiliers Puma étaient réputés pour leur robustesse, leur finition soignée et leurs performances en mer.
- L’innovation : le chantier a su intégrer les nouvelles techniques de construction en GRP, ce qui a permis de produire des bateaux légers, résistants et adaptés à la série.
- Une gamme variée : du petit dériveur au voilier de croisière de 10 mètres et plus, le chantier a couvert un large spectre de la demande européenne, répondant aux besoins des plaisanciers débutants comme des marins expérimentés.
À cette époque, les chantiers espagnols comme Nao-Glass ont joué un rôle important dans la démocratisation de la plaisance en Europe, en offrant des alternatives compétitives aux constructeurs français, chantiers britanniques ou scandinaves.
Fin d’activité et héritage
En 1978, Nao-Glass a été racheté ou remplacé par Drassanes Esportives S.A. (DRESPORT), qui a poursuivi la production de voiliers sous la marque Furia Yachts. Malgré sa disparition, les voiliers Puma restent aujourd’hui très recherchés sur le marché de l’occasion pour leur qualité, leur robustesse et leur design intemporel.
Le chantier Nao-Glass/Puma Yachts a ainsi marqué l’histoire de la plaisance en Espagne et en Europe, en contribuant à positionner l’Espagne comme un acteur sérieux dans la construction navale de plaisance. Son héritage perdure à travers les nombreux voiliers Puma qui naviguent encore sur les mers et les océans.
Bonjour
Je possède un puma 26 et aussi un 27.
Ce ne sont pas les mêmes architectes. Les 2 sont de fait assez différents. Tant en terme de confort que de performances.
Le 27 est moins orienté « vie a bord en mode cabotage (a mon humble avis) ».
Puma 26 : designer : Kim Holman
Puma 27 : designer : Ron Holland
⛵️⛵️
Merci pour ce complément. Je suis allé voir et on reconnait bien la patte de Ron Holland sur le 27. Il doit être très bon au près, j’imagine