Barre à roue ou barre franche? telle est la question.

barreur voilier

Choisir entre une barre à roue et une barre franche, c’est choisir entre deux façon de naviguer. Chaque système à ses avantages et ses inconvénients.

Le choix entre une barre à roue et une barre franche peut se poser quand on arrive sur des longueurs de voiliers supérieurs à 10 mètres. En dessous de cette taille, la barre à roue n’apporte aucun confort et peut même prendre de la place dans le cockpit, et être désagréable en navigation. Alors autant dire que deux barres à roues sur un voilier de moins de 10 mètres, cela se passe de commentaires.

La barre à roue.

Quand on apprend à barrer, la barre à roue peut sembler être le système le plus simple. On veut virer à bâbord, on tourne le volant à gauche, on veut virer tribord, on fait l’inverse. Rien de très compliqué. Certains navigateurs au long court apprécient aussi son confort, sur de longues navigations. En effet, avec une barre à roue, on peut naviguer debout, assis, sous le vent ou au vent. Les mouvements, démultipliés, ne réclament pas beaucoup d’efforts.

Dans le même temps, c’est aussi ce qui déplaît à certains barreurs. La barre à roue ne rend pas toutes les sensations et tous les comportements du bateau. Dans le même temps, le fait que les mouvements soient démultipliés rend la barre à roue moins précise qu’une barre franche.

La barre franche.

Si la barre franche est systématique sur les bateaux de moins de 9 mètres, elle me semble indispensable sur des unités jusqu’à 10 mètres et peut être intéressante au-delà. Son avantage, en navigation, est tout d abord de l’ordre du confort. Elle prend moins de place dans le cockpit et permet au barreur de ne pas être isolévoilier optimiste de l’équipage.

En navigation, si son utilisation est moins naturelle qu’une barre à roue, pour un non initié, son utilisation s’apprend très vite. Demandez aux enfants qui font de l’optimiste… En effet, il faut pousser la barre à bâbord pour aller à tribord et inversement. Son intérêt est que, contrairement à la barre à roue, la transmission, sur une barre franche est directe entre la barre et le safran. Si elle peut demander plus d’efforts, les sensations sont beaucoup plus importantes. On ressent directement le comportement du bateau.

Nombre de skippers et d’architectes ne s’y sont pas trompés. Preuve en est le nombre d’Imoca équipé d’une barre franche, la barre franche du figaro,…Mais si nombre d voiliers IRC sont équipés de barre à roue.

Et vous, quel est votre choix?



3 Commentaires

  1. La première chose que j’ai faite en achetant mon SUN RISE 34, c’est de retirer la barre à roue. Une barre franche relevable, avec un stick, et on peut aussi naviguer debout, assis, au vent et sous le vent, sous pilote… Bien plus sensitif pour savoir quand la voilure demande à être réglée. Quant à la place dans le cockpit, y a pas photo. Grace à une grande table de cockpit, j’ai du coup pu le rendre convertible en “cabine de pont en plein air” pour y dormir la nuit sous les étoiles…exactement.

    Bref, je confirme, pour une unité de 10 voire 11 mètres, la barre franche.. que du bonheur.

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