Panne de pilote en navigation, que faire?

voilier au près sans pilote

Un pilote automatique, à bord d’un voilier, est un équipement plus que pratique pour une navigation en solitaire ou en équipage réduit. Une panne de pilote peut avoir des conséquences fâcheuses pour une longue navigation, voir une arrivée au port.

Pour les navigateurs solitaires ou en équipage réduit voir familiale, le pilote automatique est un équipement fort utile et même parfois, indispensable. Une panne de pilote peut voir de graves incidences sur la navigation, sur une croisière. le pilote est, en effet, indispensable pour qui navigue sur de longues routes, plusieurs jours et en solitaire, voir en famille. En effet, il n’est pas possible de rester à la barre sans faire de pose et dormir.

Mais le pilote automatique est aussi très utile pour des propriétaires naviguant à la journée, et en solitaire. Il facilite grandement les manœuvres. Il permet de maintenir la route du bateau pendant que le skipper range les amarres, les pare-battages, et inversement au retour au port. Dans le même temps, il va permettre de conserver le bateau face au vent, par exemple, pendant qu’on hisse ou affale les voiles. Si sur des petits voiliers de croisière ou de régates, les manœuvres sont rapides et à porter de main du barreur, ce n’est pas le cas sur de plus grosses unités.

La panne de pilote

Nous n’allons pas passer par quatre chemins. Nous ne sommes pas des skippers du Vendée Globe. Sivoilier de nuit notre pilote tombe en panne, il est impossible de le réparer. Un défaut dans l’alimentation 12V pourra bien être réparé mais ce sera tout. Nous sommes donc condamnés à faire sans. Le plus simple est encore de se mettre au moteur pour faire un cap direct vers le port, si besoin.

Si vous souhaitez, ou êtes dans l’obligation de rester sous voiles, suivant votre destination et votre cap, vous avez trois solutions. Dans tous les cas, l’idée est de conserver un cap sans avoir à toucher à la barre, ou le moins souvent possible. Les bateaux les plus anciens étant les plus équilibrés (à mon goût), ils seront plus faciles à tenir, notamment au près.

Le près

Le près, bon plein, est encore l’allure idéale pour naviguer sans pilote. C’est à cette allure que le voilier est le plus équilibré, sous voile. C’est encore plus vrai sur des voiliers des années 80 voir 90, avec un maitre bau plus avancé que les voiliers de croisière actuels.

L’idée est tout d’abord de bien équilibrer le voilier en jouant sur le réglage des voiles. Ensuite, on peut deux petits bouts de chaque côté de la barre (barre franche ou barre à roue) pour bloquer la barre. Sinon, encore mieux, on peut utiliser un tendeur (attention aux enfants) que l’on accroche au vent. Le tendeur va permettre d’ajuster et ramener le bateau, quand il abat trop par exemple.

Vent de travers

Par vent de travers, le bateau va avoir beaucoup de mal à garder sa route. Mal équilibré, il aura tendance à partir au lof ou l’abattée. Au mieux, pour conserver une route quelques minutes, vous pouvez affaler la grand voile et conserver le génois. Le bateau étant tiré par ce dernier, il pourra conserver sa route quelques temps.

La cape

Au-delà du vent de travers ou du près, il est presque impossible de garder son cap sans être constamment à la barre. Dans ce cas, si le barreur a besoin de faire une pause, il devra se mettre à la cape. Cette manœuvre consiste à choquer la grand voile et mettre la voile d’avant à contre tout en poussant la barre sous le vent. Le voilier se trouve immobilisé et stable.

Et vous, cela vous est il déjà arrivé?



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