Comment optimiser le réglage de son génois?

Le réglage des voiles, sur un voilier, a une incidence sur de nombreux aspects de la navigation et l’équilibre du bateau. Le réglage de la voile d’avant est très important, et souvent sous-estimé. Voyons ensemble l’importance de cette voile et comment bien régler son génois. 

Allez, avouons-le, nous ne sommes pas toujours les plus rigoureux lorsque nous sommes en croisière, dans le réglage de des voiles de nos voiliers. Je croise régulièrement des voiles qui faseyent, des génois tout déroulé, choqué et frappant au vent sous force 4. Ou à l’inverse des voiles bordées au maximum dans les petits airs. Et je vais vous avouer, je ne suis pas sûr de pouvoir jeter la première pierre. Je vous propose, ensemble, de revenir, pourtant, sur le réglage de nos voiles. Nous avions déjà vu, il y a quelque temps, comment bien régler la grand-voile. Nous allons, aujourd’hui, parler du génois. Cet article est complémentaire à celui sur le réglage des penons du génois. Car oui, amis régatiers, il n’y a pas que les penons dans la vie. 

Je vous propose de revenir, tout d’abord sur les différentes voiles d’avant, puis sur l’incidence du bon réglage du génois lors de votre navigation et les différentes manœuvres disponibles. Allez, c’est parti… 

Les différentes voiles d’avant 

voiles voilier

Avant de parler de réglage de la voile d’avant, parlons déjà de porter la bonne voile d’avant. Car un voilier peut porter différentes voiles. Et là, c’est les régatiers qui pourraient nous en apprendre pas mal. Car oui, nous avons l’air malin avec notre génois, enroulé sur 3 tours, lorsque le vent monte. Difficile de régler une voile qui n’est pas correctement gréée

Car, en effet, l’idéal est de porter la bonne voile d’avant. Et les plaisanciers faisant pas mal de navigation hauturière le savent parfaitement. C’est pour cela qu’ils sont généralement équipé d’un étai largable. C’est pour porter la bonne voile. 

Le génois est la voile d’avant la plus commune sur nos voiliers, et la plus grande. Surtout si, comme moi, vous avez u bateau des années 80 ou début 90. Mais il est possible de porter des voiles plus petites. Ces voiles auront l’avantage de pouvoir être mieux réglée lorsque le vent monte, par exemple, ou suivant votre allure. Voici ces différentes voiles d’avant : 

  • Le Génois 
  • Le Solent, voile plus petite généralement utilisée en régate 
  • Le Foc, utilisé sur les petits voiliers et certains croiseurs. Sa taille permet de faciliter les manœuvres 
  • La Trinquette doit être portée près du mât, sur un deuxième étai 
  • Le Tourmentin est une toute petite voile d’avant, en cas de tempête. 

Pourquoi régler son génois? 

Nous en arrivons donc à notre deuxième sujet : Pourquoi affiner le réglage de notre génois ? 

En fait, suivant l’allure de notre voilier ou la force du vent, nous allons avoir besoin de plus ou moins de puissance, de gagner de la vitesse ou d’équilibrer le bateau, afin qu’il soit plus doux à la barre. C’est en cela que notre voile d’avant va nous aider. 

Nous allons donc prendre 2 exemples, pour l’allure et pour la force du vent. 

génois de voilier
  • Vous naviguez dans la brise : Vous allez devoir équilibrer le bateau en réduisant la puissance dans les voiles afin de réduire la gîte. Pour cela, nous allons aplatir les voiles, pour réduire la puissance et ouvrir le plan de voilure pour laisser s’échapper le vent dans les hauteurs. 
  • A l’inverse, dans le petit temps, nous allons chercher à gagner en puissance pour aller plus vite. Pour cela, nous allons creuser les voiles pour gagner en puissance et essayer de garder le maximum de vent dans les voiles. 
  • Vous naviguez au près. Vous allez donc optimiser votre capacité à remonter au vent et faciliter l’écoulement de l’air. Pour cela, nous allons donc aplatir au maximum les voiles et les ramener dans l’axe du bateau. 
  • Enfin, vous naviguez au portant. Dans cette situation, nous allons chercher à gagner un maximum de vitesse, donc de puissance. Nous allons donc creuser les voiles, entre autres. 

C’est bien jusque-là ? Vous me suivez ? Sans doute que pour certains d’entre vous, ce n’est qu’un simple rappel. Pour les autres, j’espère que j’arrive à être pédagogue. 

Les différentes manœuvres pour le réglage du génois

Maintenant que nous savons tout cela, la question qui reste est… Comment on creuse, on aplatit, on ferme… bref, comme on règle son génois ? 

Et bien nous allons utiliser 7 manœuvres. Les voici : 

  • Les écoutes : les écoutes sont les principaux outils que nous avons. Elles vont permettre de border ou choquer le génois. Cela permettra d’aplatir ou pas la voile et d’optimiser l’écoulement de l’air. 
  • La drisse : Elle a une incidence sur le positionnement du creux (avant-arrière), dans ses hauteurs. 
  • Le chariot : Aussi appelé avale-tout, il permet de déterminer l’angle de tire de l’écoute. Il joue sur le vrillage de la voile. 
  • La bordure : Elle modifie l’ampleur et la position du creux dans la partie basse. 
  • Le pataras : En tendant l’étai, il va augmenter ou diminuer l’importance du creux. Par gros temps, vous devez le tendre pour contrer le mât. 
  • Le nerf de chute : Il empêche tout simplement la chute de battre. 
  • Les penons : Les penons du génois permettent de trouver la limite avant la faseyment du génois ou de la voile d’avant. 

Bref, vous l’avez compris, nous avons moyen de nous améliorer. Mais concrètement, ce n’est pas devant nos PC ou smartphones que nous allons avancer. Alors gardez cette page en favori et filer sur l’eau pour faire vos tests. 

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