Le Gib Sea 64 est un petit croiseur de 7,50 des années 90. Dessiné par le cabinet Joubert-Nivelt, pour Gib Sea, ce petit croiseur très moderne pour l’époque s’avère un excellent voilier pour la navigation côtière en famille. Mais il faudra en trouver un.
Le Gib’Sea 264 est un voilier de croisière côtière de 7,75 mètres, conçu pour allier simplicité de manoeuvre, volume habitable et polyvalence. Dessiné par le cabinet Joubert & Nivelt, il a été produit par le chantier Gibert Marine entre 1995 et 1996, avec seulement 40 exemplaires sortis du. Gréé en sloop en tête et équipé d’une quille pivotante
À retenir
- Architecte : Joubert & Nivelt, cabinet français renommé pour ses designs équilibrés entre performance et habitabilité.
- Chantier : Gibert Marine (Marans, Charente-Maritime), racheté par Dufour en 1996, mais le 264 reste estampillé Gibert Marine.
- Production : 40 unités entre 1995 et 1996, ce qui en fait un modèle rare et recherché sur le marché de l’occasion.
- Programme : Croisière côtière, idéal pour les sorties en famille ou entre amis, avec une quille relevable permettant un échouage facile.
- Concurrents de l’époque : First 260, First 265, Etap 26i, Sun Odyssey 26 DL – des modèles comparables en taille, mais souvent moins spacieux à l’intérieur.
- Points forts : Volume intérieur exceptionnel pour un 7,75 m, facilité d’échouage, construction solide en stratifié polyester.
- Points faibles : Performances au près parfois critiquées, moteur d’origine (Yanmar 1GM10) jugé un peu juste pour le poids et le fardage du bateau.
Histoire du bateau
Le Gib’Sea 264 s’inscrit dans l’histoire du chantier Gibert Marine, fondé en 1972 à Marans. Spécialisé à l’origine dans les quillards de sport comme le Téquila, le chantier s’oriente rapidement vers la construction de voiliers de croisière, en collaboration avec des architectes de renom tels que Michel Joubert, Bernard Nivelt et Patrick Dubois. Ces partenariats permettent à Gibert Marine de lancer des séries de voiliers qui deviennent des références dans leur catégorie, notamment grâce à leur habitabilité et leur robustesse.
Le Gib’Sea 264 est lancé en 1995, à une période où le chantier cherche à innover, et surtout à survivre financièrement. ce croisuer de 7,50m est conçu pour répondre à une demande croissante de voiliers polyvalents, capables de naviguer en famille ou en solo, avec un tirant d’eau variable grâce à sa dérive pivotante. Cette caractéristique le rapproche des First 25/260/265 de Bénéteau, mais avec un aménagement intérieur plus généreux. Le bateau sera d’ailleurs en concurrence avec le First 260.
La production du 264 s’arrête en 1996, année du rachat de Gibert Marine par Dufour, qui perpétuera la gamme Gib’Sea sous sa propre bannière. Malgré sa courte carrière, le 264 marque les esprits par son compromis réussi entre taille compacte et espace de vie, ainsi que par sa capacité à s’échouer presque partout, un atout majeur pour les plaisanciers aimant explorer les zones peu profondes.
Aménagements intérieurs

Le Gib’Sea 264 se distingue avant tout par son volume intérieur surprenant pour un bateau de 7,75 mètres. L’aménagement, pensé pour une utilisation en croisière côtière, privilégie le confort et la fonctionnalité. Mais attention, ici, nous sommes en présence d’un bateau beaucoup plus marin et pensé pour la navigation que les Gib Sea 262 ou Gib Sea 242. La version la plus courante propose 4 couchages répartis en une cabine avant et un carré convertible, avec une hauteur sous barrot suffisante pour se tenir debout, un luxe rare sur des modèles de cette taille.
La cuisine (galley) est équipée d’un évier, d’un réchaud à gaz et de rangements astucieux. Le carré offre une table centrale rabattable, permettant de manger à quatre personnes. Les hublots latéraux et le panneau de descente assurent une bonne luminosité et une ventilation naturelle. Les toilettes (manuelles ou électriques selon les versions) sont intégrées dans un compartiment séparé, souvent situé à tribord près de l’entrée.
Les matériaux utilisés (bois, stratifié, moquette) sont typiques des années 1990 : robustes, mais parfois jugés un peu sombres ou datés par les propriétaires actuels. Certains ont modernisé leur intérieur avec des revêtements plus clairs, des LED et des tissus contemporains pour un look plus actuel.
L’un des atouts majeurs du 264 reste son cockpit spacieux, sécurisé par des sièges hauts et des taquets, ainsi qu’une descente de cabine large et ergonomique. Le volume de rangement est également apprécié, avec des coffres sous les banquettes et dans la cabine avant.
Qualités marines
Le Gib’Sea 264 est avant tout un bateau de croisière côtière, conçu pour le confort et la facilité de manœuvre plutôt que pour la performance pure. Sa coque en stratifié polyester, associée à une dérive pivotante, lui confère une bonne stabilité et une capacité à naviguer par faible fond, un atout non négligeable pour les plaisanciers aimant explorer les baies et les rivières.
En navigation, le 264 se montre sain et rassurant, avec une gîte modérée et une tenue de cap correcte. Cependant, ses performances au près sont souvent critiquées par les propriétaires les plus exigeants. Son coefficient Osiris de 13,5 le place juste derrière un First 260, ce qui en fait un bateau honorable en vent léger, mais moins performant que certains concurrents directs en conditions musclées.
La quille pivotante est un vrai plus : elle permet de réduire le tirant d’eau de 2,05 m à 0,80 m, offrant ainsi une grande liberté de mouillage et la possibilité de s’échouer presque partout, sans béquilles. Cette caractéristique est particulièrement appréciée en Bretagne, en Charente-Maritime ou en Méditerranée, où les ports d’échouage sont nombreux.
Le comportement par mer formée est jugé correct pour un bateau de cette taille, mais le 264 n’est pas conçu pour affronter de longues traversées en haute mer. Son fardage important et son poids (environ 2 500 kg) en font un bateau stable, mais peu réactif aux changements de vent. Les propriétaires soulignent aussi la facilité de prise en main, idéale pour les équipages réduits ou les débutants.
Enfin, le moteur d’origine (Yanmar 1GM10, 9 cv) est souvent pointé du doigt comme sous-dimensionné pour le poids du bateau, surtout en cas de courant ou de vent contraire. Beaucoup de propriétaires ont depuis opté pour un moteur plus puissant (15 à 20 cv) pour plus de sérénité.
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Avis des propriétaires
Les retours d’expérience des propriétaires du Gib’Sea 264 sont globalement positifs, avec des éloges récurrents sur son volume intérieur, son confort et sa facilité d’utilisation.
Les points forts les plus cités :
- Volume intérieur exceptionnel pour un 7,75 m, avec un aménagement bien pensé et fonctionnel.
- Quille pivotante : un atout majeur pour l’échouage et la navigation en eaux peu profondes. Beaucoup apprécient de pouvoir se poser n’importe où, même dans des ports bondés ou des anses isolées.
- Stabilité et sécurité : le bateau inspire confiance, même par mer un peu formée, ce qui en fait un bon choix pour les familles.
- Facilité de manœuvre : la taille réduite et le gréement simple en font un bateau accessible aux débutants ou aux équipages réduits.
Les points faibles ou limites :
- Performances au près : plusieurs propriétaires soulignent que le 264 n’est pas un régatier et que son comportement au près peut décevoir les marins habitués à des bateaux plus sportifs.
- Moteur d’origine : le Yanmar 1GM10 est souvent remplacé par un modèle plus puissant pour plus de sécurité, surtout en cas de vent contraire ou de courant.
- Aménagement intérieur : bien que spacieux, certains trouvent les matériaux d’origine un peu datés et optent pour des rénovations (peinture, tissus, éclairage).
- Rareté des pièces : comme seulement 40 exemplaires ont été produits, trouver des pièces spécifiques (voiles, accastillage) peut parfois être un défi.
Témoignages marquants :
- Un propriétaire raconte avoir ralié la Normandie à la côte du Languedoc via le canal du Midi, soulignant la polyvalence et la robustesse du bateau.
- Un autre souligne que le 264 est parfait pour la croisière familiale en Bretagne, grâce à son échouage facile et son cockpit sécurisé.
- Enfin, certains regrettent que le bateau ne soit pas plus performant au près, mais reconnaissent qu’il n’a pas été conçu pour cela.
Fiche technique Gib’Sea 264
| Catégorie | Détails |
|---|---|
| Architecte | Joubert & Nivelt (France) |
| Chantier | Gibert Marine (Marans, Charente-Maritime, France) |
| Année de lancement | 1995 |
| Année de fin de production | 1996 |
| Nombre d’unités produites | 40 |
| Type | Monocoque habitable de croisière côtière |
| Gréement | Sloop en tête |
| Dérive | Pivotante (tirant d’eau variable : 0,80 m / 2,05 m) |
| Longueur hors-tout | 7,75 m |
| Longueur de coque | 7,75 m |
| Largeur (Bau) | 2,95 m |
| Tirant d’eau (max) | 2,05 m (quille basse) / 0,80 m (quille relevée) |
| Déplacement | 2 500 kg (lest : 900 kg) |
| Surface de voilure | Grand-voile : ~20 m² / Génois : ~15 m² (selon les versions) |
| Mât | En tête, hauteur : ~10,50 m |
| Moteur (d’origine) | Yanmar 1GM10 (9 cv) diesel |
| Capacité carburant | ~20 litres |
| Capacité eau douce | ~60 litres |
| Couchages | 4 (1 cabine avant + carré convertible) |
| Hauteur sous barrot | ~1,75 m |
| Matériaux | Coque et pont en stratifié polyester, lest en fonte |
| Catégorie de conception | C (Côtière) |
| Coefficient Osiris | 13,5 (performances globales honorables) |
| Coefficient vent léger | 3,5 |
| Équipement standard | Barre franche, winch de génois, évier, réchaud à gaz, toilettes manuelles |
| Options courantes | Pilote automatique, GPS, sondeur, radio VHF, capote de cockpit |
Conclusion et perspective
Le Gib’Sea 264 est un voilier qui a su trouver sa place parmi les classiques de la croisière côtière française. Malgré une production limitée et une carrière commerciale courte, il reste apprécié pour son volume intérieur, sa facilité d’échouage et sa robustesse. Si ses performances pures ne rivalisent pas avec celles des First 260 ou Etap 26i, il compense par un confort et une polyvalence qui en font un excellent choix pour les plaisanciers recherchant un bateau familial, facile à vivre et adapté aux eaux peu profondes.
Son rareté sur le marché de l’occasion en fait aussi un modèle recherché par les collectionneurs ou les amateurs de voiliers des années 1990. Pour ceux qui en deviennent propriétaires, les modernisations (moteur, électricité, aménagement) permettent de le rendre encore plus agréable, tout en conservant son âme de bateau de croisière convivial et sans prétention.