Le 6 septembre, les skippers de la Golden Globe Race s’élanceront des Sables d’Olonne, pour la Golden Globe Race 2026. Cette course est rentrée dans l’histoire de la course au large, en 1968, tout comme certains concurrents comme Bernard Moitessier ou Sir Knox Johnston. Après avoir longer le long môle du port, les skippers vont, à leur tour, écrire une belle page de l’histoire de la voile en solitaire.
Les édition 2017 et 2022 avait été de grands succès sportifset populaires. La victoire du breton d’adoption, Jean-Luc Van Den Heede, en 2017, avait fait beaucoup de bruit. Cette première édition avait été l’occasion de célébrer le 50e anniversaire du départ de Sir Robin Knox-Johnston depuis Falmouth en 1968 lors d’une parade nautique « Suhaili 50e Falmouth ». Sir Robin, avait même fait son retour à bord de son voilier Suhaili, et avait été rejoint par deux autres voiliers de la flotte historique, Gipsy Moth IV de Sir Francis Chichester et Lively Lady de Sir Alec Rose.
Présentation de la Golden Globe Race

La Golden Globe Race 2026 reprend le principe simple de l’événement historique du Sunday Times : un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, avec un départ des Sables-d’Olonne, en France, le 6 septembre 2026. Les concurrents devront contourner les cinq grands caps avant de regagner leur port de départ.
Pour rester fidèle à l’esprit de la première édition, les participants ne peuvent utiliser que des voiliers et des équipements comparables à ceux de Sir Robin Knox-Johnston : aucune technologie moderne ni aide satellite n’est autorisée. Les bateaux doivent être des modèles de série de 32 à 36 pieds (soit 9,75 à 10,97 mètres), conçus avant 1988, équipés d’une quille pleine longueur et d’un gouvernail fixé au bord de fuite. Robustes et lourds, ces voiliers s’apparentent au Suhaili, le bateau mythique de 32 pieds de Sir Robin.
Les bateaux homologués pour la Golden Globe race

- Westsail 32
- Tradewind 35
- Saga 34
- Saltram 36
- Vancouver 32 & 34
- OE 32
- Eric (sister ship to Suhaili)
- Aries 32 • Baba 35
- Biscay 36
- Bowman 36
- Cape Dory 36
- Nicholson 32 MKX-XI
- Rustler 36
- Endurance 35
- Gaia 36
- Hans Christian 33T
- Tashiba 36
- Cabo Rico 34
- Hinckley Pilot 35
- Lello 34
- Gale Force 34.
Une course internationale
Pour cette édition 2026 de la Golden Globe Race, 23 navigateurs représentant 12 nations sont déjà inscrits pour cette aventure unique. Ils partirint à bord d’anciennes gloires de la course au large, des voiliers de course hors du temps. La grande majorité de la flotte est constituée de skipper anglo-saxons. En effet, les anglais, les irlandais et les australiens sont en force. Mais la France ne sera pas en reste avec la présence de Louis Kerdelhué et Damien Guillou, que nous allons suivre.
En 1968, la Golden Globe Race avait fait grand bruit. Lors de cette édition, les concurrents pouvaient partir des ports du nord de la France ou du Royaume-Uni. De plus les départs pouvaient avoir lieu entre le 1er juin et le 31 octobre. Neuf navigateurs avaient pris le départ de la course dont les Français Bernard Moitessier et Loïc Fourgeron. Un seul d’entre eux reviendra à bon port – Robin Knox-Johnston , sur son voilier Suhaili.
Moitessier, naviguant sur le bateau le plus grand et le plus rapide, Joshua, ne finira pas la course. Il fera demi tour, après le passage du Cap Horn. Il deviendra un mythe en commençant une deuxième circumnavigation, « pour sauver mon âme ».
La Golden Globe Race: Une course pour grands navigateurs

Si la Golden Globe Race est une course au large qui semble vintage, au vu de l’âge des skippers et des bateaux, elle en a que l’apparence. En effet, la particularité de cette course est que les bateaux présents sur la ligne de départ sont des voiliers de série de plus de 30 ans. Un des voiliers les plus représenté est le le Rustler 36, un voilier de 11 mètres. De plus, les skippers ne sont pas autorisés à transporter d’appareils électroniques. Ils navigueront au sextant sur des cartes en papier, sans instruments électroniques ni pilotes automatiques. Ils écriront leurs livres de bord à la main et établiront eux-mêmes la météo. Ils ne contacteront que très rarement leurs proches et le monde extérieur, lorsque les radios haute fréquence longue portée le permettront.
Autant dire que cette course sera une véritable aventure, au même titre que le Vendée Globe et ses voiliers de la classe IMOCA, ultra modernes.
Les skippers au départ de la Golden Globe Race 2022
Les participants à cette nouvelle édition de la Golden Globe Race viennent de nombreux pays. Contrairement à de nombreuses courses très franco-françaises, comme le Vendée Globe, par exemple, cette course est réellement internationale. Si la France est représentée, les anglo-saxons le sont aussi, et sont même majoritaire. Les skippers viennent de pays comme l’Irlande, l’Angleterre, les USA, la Norvège, la Turquie,, la Finlande, l’Australie ou l’Afrique du Sud, par exemple.

Le week-end du 16 et 17 juin a vu au Bono (dans le Morbihan, lieu où est enterré Moitessier) le rassemblement d’un autre événement de ce genre puisque les français ont également organisé une longue route 2018.
Vingt six skippers sont engagés dont certains sont déjà partis. La différence est que côté français, contrairement aux anglais, il n’est pas imposé de type de bateaux, il n’y a pas de frais d’inscription et l’électronique moderne est autorisée même si certains concurrents s’en priveront.
Chacun participant avec le voilier de son choix comme le stipulait le règlement de l’époque. Le plus petit à partir est une réplique de Tamata à l’échelle 2/3.
Cette longue route a été instaurée par Guy Bernardin malheureusement disparu en mer durant l’été 2017.
http://www.longueroute2018.com
Merci eric pour ce rappel. Un bel hommage a Moitessier. Et a Guy du coup. On pense a lui…